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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0056 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.3
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3 / 56 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000197
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46   MISSION SCIENTIFIQUE DANS LA HAUTE ASIE.

du corps de 40,000 esclaves et de plus une armée de 80,000 Kyrgkyz Kalmak et de 30,000 Russes et Francs armés de fusils et sorciers. Il s'était emparé de Kâchgar et de Y ârkend et était devenu roi de Matchin. Après quelques escarmouches dans l'une desquelles périt Soultân `Ali Boghra Khân, l'armée musulmane parvint à Youroungkâch sur la rive droite de la rivière de Khotan. Là fut livrée une bataille acharnée où périt Kumuch Kouzlouk Atâ. Un nombre considérable de Kyrghyz Kalmilk fut massacré.

La fin manque.

En dehors des saints personnages dont je viens d'exposer plus ou moins longuement la légende il y en a beaucoup d'autres qui ont pris part aux vieilles guerres pour l'islamisme et dont on voit aujourd'hui les tombeaux dans le pays de Khotan. Ce pays est réellement, comme le dit la chanson popu-

laire, le pays des martyrs, - J v~,   ,. Mais la plupart de ces martyrs sont
insignifiants ou leur légende n'a pas été conservée. Tel est Hazret Maoulâna Cheikh Chems ed-din Tébrîzî dont le tombeau est tout près de Khotan. Le cheikh, dont les ancêtres ont, selon la coutume, gardé le mazâr de génération en génération, ignore entièrement ce qu'était le saint qu'il sert et auquel on a élevé un monument qui ne manque point de majesté au milieu de la misère générale. Il sait seulement qu'il est mort dans la première moitié du xii° siècle de notre ère ; la légende de ce saint avait été écrite, niais l'unique manuscrit aurait été emporté par les Kalmak, il y a environ deux siècles. Près de Kéria, on voit un petit mazâr appelé Kouin Chaladán, les Martyrs du Désert, dont le teskéreh est également perdu. Le cheikh, que j'ai interrogé tandis qu'il sarclait son potager, prétend que c'est le tombeau d'un fils de `Ali, nommé Soultân ibn `Ali `Osmân Boghra Khân, qui aurait fait une expédition avant même Imim Mohammed Ghezzâli. 11 est clair que le brave homme confondait le gendre du prophète avec un certain `Ali `Osman, descendant ou parent du Satok Boghra Khân. Ce mazâr se trouve dans un grand espace sablonneux, assez retiré, où s'élèvent des sortes de tumuli, comme d'un ancien cimetière. Les indigènes appellent cela la ville hindoue, Hindoustdn chahari. Cette prétendue ville hindoue était probablement un ancien monastère bouddhique et ce Soultân ibn `Ali, dont les hauts faits sont ignorés, pourrait bien n'être qu'un avatar musulman du Bouddha.