国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
| 五百の物語と寓話 : vol.3 |
引用情報
OCR読み取り結果
ministre interrogea de nouveau son père qui lui répondit :
« C'est là une chose facile à connaître ; jetez ce morceau
de bois dans l'eau ; la base sera constamment plus lourde
et l'extrémité qui forme la queue se dressera en l'air. »
Telle fut donc la réponse qu'on fit à l'esprit céleste (1).
L'esprit céleste prit deux juments blanches, de taille et
de couleur identiques, puis il demanda : « Laquelle est
la mère ? Laquelle est la fille ? » Les ministres, cette fois
encore ne surent que répondre. Le grand ministre
interrogea son père qui lui dit : « Donnez-leur de l'herbe
à manger ; celle qui est la mère ne manquera pas de
repousser l'herbe pour la donner à sa fille. »
De cette manière, on put répondre successivement à
toutes les questions. L'esprit céleste en fut très satisfait ;
il donna en grande quantité au roi de ce royaume des
joyaux et des richesses, puis il dit au roi : « Dorénavant
je protégerai le territoire de votre royaume en sorte que
les ennemis du dehors ne pourront l'envahir et lui nuire. »
Quand le roi eut entendu ces paroles, il en conçut des
transports de joie ; il demanda alors à son ministre : « Est-
ce vous même qui avez su tout cela ou est-ce quelque
autre homme qui vous l'a enseigné ? Grâce à votre intel-
ligence supérieure, notre royaume a réussi à rester tran-
quille ; en outre il a obtenu des joyaux et des richesses
et il est assuré d'être protégé. Tout cela est dû à vos capa-
cités. » Le ministre répondit au roi : « Ma sagesse per-
sonnelle n'y est pour rien ; je désire, ô roi, que vous
m'accordiez la faveur de n'avoir rien à craindre et je vous
exposerai tout ce qui en est. » Le roi répliqua : « Quand
bien même vous auriez commis des crimes méritant dix
mille fois la mort, je ne vous en demanderai pas compte ;
à combien plus forte raison ne le ferai-je pas pour une
légère faute. » Le ministre dit au roi : « C'est une loi de
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