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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0038 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 38 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

berté. A cause de cette bonne action, l'ennuque recouvre aus-
sitôt sa virilité.

(*Trip.*, XIV, 10, p. 11 v°) (1).

Le roi Prasenajit entend pendant la nuit deux de ses ennu-
ques, qui le croient endormi, discuter entre eux : l'un dit qu'il
doit tout au roi ; l'autre dit qu'il doit tout à l'efficace de ses actes
antérieurs. Le roi projette de récompenser richement le premier ;
il lui ordonne donc d'aller présenter à sa femme le vin qui reste
dans sa coupe (apparemment pour inviter cette femme à venir
partager la couche du roi) ; il a fait avertir au préalable sa femme
qu'elle eût à combler de présents l'ennuque qui se présenterait
à elle. Le premier ennuque est chargé de cette commission ; mais,
au moment où il sort de la chambre du roi, il est pris d'un sai-
gnement de nez et remet la coupe de vin au second ennuque ;
c'est donc celui-ci qui reçoit les riches présents. Le roi recon-
naît alors que les enseignements du Buddha sont véritables et
que chacun reçoit les rétributions que lui ont values ses actes
antérieurs.

(*Trip.*, XIV, 11, pp. 10 v°-12 r°.)

Deux frères sont entrés en religion. L'aîné a obtenu la dignité
d'arhat; le cadet, à cause de sa profonde connaissance des livres
saints, est fort estimé du conseiller d'état qui le prend pour
maître de sa famille et qui lui donne une somme considérable
pour édifier un temple. Le frère aîné vient habiter dans ce
temple. Le conseiller d'état témoigne de la préférence au frère
aîné en lui envoyant à deux reprises une pièce d'étoffe de
grande valeur, tandis qu'il fait cadeau d'une étoffe grossière au
frère cadet. Celui-ci, animé par la jalousie, a recours à la calom-
nie ; il prend la belle étoffe que son frère aîné lui a généreuse-
ment laissée, et il la remet à la fille du conseiller d'état en l'en-
gageant à s'en faire un vêtement qu'elle coudra en présence de