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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0043 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 43 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

Le héron répliqua : « Pourquoi parlez-vous ainsi? Venez
vers moi pour que nous soyons amis ». Le perroquet blanc
de répondre aussitôt : « Je sais que vous êtes un trompeur;
nous ne serons jamais amis ». Le perroquet blanc était le
Buddha ; le héron était Devadatta.

(Trip., XIV, 10, p. 15 r°.)

Avadâna de la grande tortue. Cinq cents marchands, dont
le chef se nomme « Celui qui ne sait pas reconnaître les bien-
faits » se trouvent au milieu de la mer en péril de mort,
lorsqu'une tortue gigantesque vient auprès de leur bateau et
les sauve tous en les prenant sur son dos. Quand la tortue les
a transportés sur le rivage, elle s'endort. Le chef des mar-
chands, malgré les remontrances de ses compagnons, lui
écrasa la tête avec une grosse pierre afin de se nourrir de sa
chair. Mais, dans la nuit, un troupeau d'éléphants met à mort
tous les marchands en les foulant aux pieds.

(Trip., XIV, 10, p. 15 r°-v°.)

Devadatta cherche à faire périr le Buddha en répandant sur
lui une drogue empoisonnée ; mais un coup de vent repousse
la drogue sur la tête de Devadatta qui va mourir dans de
grandes souffrances lorsque la bonté du Buddha le sauve en
rendant inoffensif le poison. Le Buddha raconte à ce propos un
avadâna : Autrefois, dans le royaume de Kia-che (Kâçî), dans
la ville de Po-lo-naï (Vârânasî), il y avait deux conseillers
d'État, l'un nommé Sseu-na (Sena), l'autre nommé « mauvaise
intention » (Durmanas). Ce dernier cherche à causer la perte
de Sseu-na (Sena) en l'accusant d'abord d'avoir voulu se révolter,
ensuite d'avoir volé au roi des objets précieux ; comme ces
calomnies restent sans effet, il s'enfuit chez le roi de P'i-l'i-hi
(Videha); à son instigation, ce roi envoie en présent au roi de
Kâçî une cassette renfermant deux serpents venimeux; malgré
les conseils de son ministre Sseu-na qui redoute quelque piège,