National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0067 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 67 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000294
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

vingt-onze kalpas. Maintenant, dans cette dernière exis-
tence, il est né dans la race des Çâkyas. Le jour de sa
naissance, sur un espace de quarante li, des joyaux cachés
jaillirent d'eux-mêmes hors du sol. Plus tard, il devint
grand ; (il n'est autre que moi, Aniruddha ;) or, mon père
et ma mère aimaient mieux mon frère aîné Che-mo-nan (le
Çâkya Mahânâman) ; ma mère, voulant un jour mettre à
l'épreuve ses fils, nous envoya dire qu'elle n'avait rien à
nous donner à manger. Moi, Aniruddha, je répondis :
« Apportez-moi seulement un récipient sans aucune nour-
riture. » On me donna donc un vase vide ; or ce vase vide se
remplit spontanément d'aliments de saveurs variées. A sup-
poser qu'on eût les quatre parties du monde pleines d'or
et qu'on s'en servît pour se nourrir, cet or ne suffirait pas à
assurer cette nourriture pendant un seul kalpa. Combien
plus importante a dû être la cause qui a fait que, pendant
quatre-vingt-onze kalpas, j'ai constamment joui de la féli-
cité. Si maintenant j'ai obtenu cette nourriture qui se pro-
duit spontanément, c'est parce que, dans une existence
antérieure, j'ai fait ce don d'un bol de nourriture ; voilà
pourquoi présentement j'ai obtenu une telle récompense.
Depuis les Buddhas et en descendant jusqu'au ciel de
Brahma, tous ceux qui observent avec pureté les défenses,
on les appelle les observateurs des défenses (1). — Quand
le perceur de perles eut entendu ces paroles, il en eut
une grande joie.

No 407.

(Trip., XIV, 10, pp. 25 vo-27 ro.)

Voici ce que j'ai entendu raconter (2) : Un jour, le