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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0080 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 80 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

Buddha cette explication, j'ai obtenu cette Loi, j'ai obtenu
de franchir les doutes et d'atteindre à l'autre rive, j'ai
obtenu d'arracher les flèches empoisonnées des vues héré-
tiques ; ayant obtenu d'enlever mes opinions personnelles,
mon cœur ne reviendra plus en arrière. »
Au moment où ce texte saint fut prononcé, le souverain
Çakra et les quatre-vingt mille devas s'éloignèrent de la
poussière, s'affranchirent de la souillure et obtinrent la
pureté de l'œil de la Loi.
Le Buddha dit : « O Kiao-che-kia (Kauçika), précédem-
ment déjà avez-vous posé ces mêmes questions à des çra-
manas et à des brahmanes ? »
(Çakra) : « O Honoré du monde, je me souviens qu'au-
trefois, et aussi en compagnie de tous les devas, nous nous
étions rassemblés dans une salle de l'excellente Loi ; je
demandai aux devas si un Buddha était apparu dans ce
monde ou non ; tous me dirent qu'aucun Buddha n'était
encore apparu. Les devas, apprenant qu'un Buddha n'était
point encore apparu, se dispersèrent ; or, quand ces devas
doués d'une grande vertu redoutable, eurent terminé leur
part de bonheur, leur vie prit fin. Je fus alors saisi de
crainte. Cependant je vis que des çramanas et des brah-
manes se tenaient dans un lieu retiré et calme ; je me
rendis auprès d'eux ; ces çramanas et ces brahmanes me
demandèrent qui j'étais ; je leur répondis que j'étais
le souverain Çakra. Je ne leur rendis point hommage
et ce fut eux au contraire qui me rendirent hommage ;
je ne les interrogeai point mais ce fut eux qui m'interro-
gèrent. Connaissant ainsi qu'ils étaient dépourvus
de sagesse, je ne pris point en eux mon refuge et
mon appui. Maintenant je viens de là pour prendre dans
le Buddha mon refuge et mon appui et être disciple du
Buddha. » Il prononça alors ces gâthâs (1) :