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0085 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 85 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000294
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libéralité de la bonne vue par laquelle un homme regarde avec
bienveillance son père et sa mère, ses maîtres et ses aînés, les
çramanas et les brahmanes ; la seconde est la libéralité de l'air
avenant qui consiste à avoir l'air avenant envers ces mêmes per-
sonnes ; la troisième est la libéralité du langage aimable ; la qua-
trième est la libéralité des attitudes prévenantes ; la cinquième
est la libéralité des sentiments généreux ; la sixième est la libé-
ralité qui consiste à offrir des lits et des sièges pour s'asseoir ;
la septième est la libéralité qui consiste à laisser libre accès dans
la maison où on habite. Celui qui pratique ces sept libéralités
reçoit, d'existence en existence, des récompenses appropriées.

(Trip., XIV, 10, p. 28 r°.)

Autrefois vivait le roi Kia-pou qui commandait aux quatre-
vingt-quatre mille royaumes du Jambudvîpa ; quoique ce roi eût
vingt mille épouses, aucun fils ne lui était né ; enfin sa principale
épouse mit au jour un fils qu'on nomma Tchan-l'an (Çandana).
Tchan-l'an devint un roi cakravartin et commanda aux quatre
parties du monde. Mais ensuite il embrassa la vie religieuse et
devint Buddha. Dans ce royaume il y eut une sécheresse prolon-
gée ; pour la conjurer, les habitants prirent un grand bassin en
or qu'ils remplirent d'eau parfumée ; puis ils invitèrent le Ta-
thâgata et l'aspergèrent avec cette eau. Ils recueillirent ce qui
restait de cette eau dans quatre-vingt-quatre mille flacons qu'ils
répartirent entre les quatre-vingt-quatre mille royaumes, et, pour
chacun d'eux, on éleva un stûpa. A cause de cette bonne œuvre,
des pluies abondantes survinrent et le pays devint très prospère.
Un homme, ayant répandu une poignée de fleurs sur un de ces
stûpas, obtint une excellente récompense, car c'est lui qui au-
jourd'hui est devenu le Buddha ; de même, tous ceux qui avaient
répandu de l'eau parfumée sur le Tathâgata Tchan-l'an et qui
ont élevé des stûpas à cause de cette eau, devront tôt ou tard
devenir des Buddhas. Il ne faut donc négliger aucune bonne
œuvre, quelque minime qu'elle paraisse.