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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0087 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 87 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

un grand plaisir ; il fit alors don de deux pièces d'étoffe
d'excellente qualité à Chō-li-fou (Çāriputra) ; mais il
ne donna rien au Mo-ho-lo.

De retour au temple, le Mo-ho-lo était tout déçu ; il se
dit : « Si Chō-li-fou (Çāriputra) a reçu aujourd'hui de tels
présents, c'est à cause de son vœu qui a plu au notable.
Il faut que je lui demande maintenant la formule de ce
vœu. » Il alla donc demander à Chō-li-fou (Çāriputra) de
lui apprendre la formule du vœu qu'il avait prononcé
naguère. Chō-li-fou l'avertit que ce vœu ne pouvait pas
être employé en toute occasion et qu'il y avait des cas où
on pouvait s'en servir et d'autres où on ne devait pas
s'en servir. Sur les instances du Mo-ho-lo qui suppliait que
la formule du vœu lui fût apprise, Chō-li-fou (Çāriputra)
ne put résister à son désir et lui donna la formule.

Quand le Mo-ho-lo eut reçu cette formule, il l'apprit
aussitôt par cœur jusqu'à ce qu'il la sût couramment ; il
eut alors cette pensée : « Au moment où mon tour sera
venu d'être à la place d'honneur, je mettrai en usage cette
formule. » Son tour étant donc venu, il se rendit chez le
notable et put être mis à la place d'honneur ; en ce
moment, les négociants du notable avaient perdu toutes
leurs richesses sur mer ; la femme du notable avait été
impliquée dans une affaire judiciaire et en outre son fils
était mort. Cependant le Mo-ho-lo prononça la formule
d'auparavant : « Que toujours à l'avenir il en soit de
même. » Quand le notable eut entendu cette phrase, il se
mit en colère et, à grands coups de bâton, chassa le
Mo-ho-lo hors de chez lui.

Ayant été furieusement battu de la sorte, le Mo-ho-lo,
tout chagrin, entra (par mégarde) dans un champ de lin
qui appartenait au roi et se mit à fouler aux pieds le lin,
en sorte que les tiges furent brisées. Irrité de le voir
agir ainsi, le gardien du champ lui administra une volée
de coups de fouet et l'accabla de peine et de honte. Après