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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0144 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 144 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

s'étend au loin ; aussi me considère-t-elle comme vil et
méprisable. Pourquoi donc maintenant ne sortirais-je pas
du monde ? J'ai entendu dire autrefois qu'un seul ongle
d'un deva vaut tout le Jambudvîpa ; à plus forte raison
mon seul royaume ne mérite-t-il pas qu'on y tienne. »
Quand il eut ainsi parlé, il mit sur le trône son fils Wang-
kiun (Râjasena) pour qu'il lui succédât dans la dignité
royale ; il sortit du monde, étudia la doctrine et obtint de
devenir arhat.

Or, le roi Wang-kiun, s'étant mis à gouverner le royaume,
accorda sa confiance à des hommes habiles à calomnier et
ne se soucia plus des intérêts du royaume. Le roi Yeou-l'o-
sien (Udasena) songea avec pitié à son fils ainsi qu'aux
habitants du royaume et il forma le projet d'aller les con-
vertir pour qu'ils rentrassent dans la bonne voie. Quand le
roi Wang-kiun (Râjasena) apprit que son père allait arri-
ver, il en eut des transports de joie illimités et voulut or-
donner à tous les habitants d'aller à sa rencontre sur la
route. Mais ses ministres calomniateurs, craignant d'être
renvoyés, dirent au roi : « Présentement, ô roi, vous por-
tez sur votre tête la couronne céleste et vous êtes assis sur
le trône de lion (siṃhâsana). Or, c'est la règle que deux per-
sonnes ne peuvent s'asseoir à la fois sur le trône de lion ;
si vous amenez ici le roi votre père, il reprendra la dignité
royale et certainement vous fera périr. Si vous voulez con-
server le pouvoir, il faut tuer le roi votre père. » Le roi
Wang-kiun se sentit alors tout triste et déconcerté ; il
hésitait sans cesse entre divers partis ; comme les remon-
trances qu'on lui adressait ne cessaient pas, il conçut une
mauvaise pensée et fit appel à un çaṇḍâla pour tuer son
père.

Quand le çaṇḍâla eut reçu cette mission, il se rendit
auprès du vieux roi et l'adora en se prosternant, puis il lui
dit : « Auparavant, quand je suis venu ici, j'ai reçu des
bienfaits de vous ; aussi n'ai-je point en réalité le désir de