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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0162 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 162 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

En ce temps, ce bhikṣu, qui ne comprenait pas la con-
templation du vide et se bornait à regarder ce qui prend
forme corporelle, fut troublé par des pensées de débauche,
et, s'adressant à la courtisane il prononça cette gâthâ :
*O vertueuse femme, jeune, vierge, pure et chaste, — la
beauté de votre visage est très merveilleuse ; — en regar-
dant tous les détails de votre figure, je vois que rien ne les
égale ; — de tout mon désir je souhaite que nous soyons
unis.*
Alors la courtisane, voyant que ce bhikṣu lui tenait un
tel langage (se dit) : « Je ne savais point d'abord que ce fût
un homme pervers et avide de débauche ; au contraire je
l'ai traité comme s'il eût été pur, chaste et observateur
des dépenses, car je pensais qu'il était bon et sage. Puis-
que voici un symptôme qu'il se plaît à pécher, je vais lui
répondre nettement en m'inspirant de ce qu'il vient de
me dire. » Elle répliqua donc par cette gâthâ :
*Il vous faut m'apporter à boire et à manger, — (me don-
ner) des parfums, des fleurs, de beaux vêtements — et des
offrandes analogues de toutes sortes ; — alors j'irai avec
vous.*
Le bhikṣu répondit à la femme par cette gâthâ :
*Je ne possède rien ; — regardez à quelles occupations je
me livre ; — je subsiste en mendiant ; — ce qu'on me don-
nera, je vous en ferai part.*
Alors la courtisane chanta cette gâthâ :
*S'il est vrai que vous ne possédiez rien, — pourquoi avez-
vous résolu de demander quelque chose qui est difficile à
obtenir ; — la conduite que vous avez tenue est éhontée ; —
parlez au plus vite et éloignez-vous promptement de ma
demeure.*
Elle chassa donc le bhikṣu et le poursuivit jusqu'à
la porte du Jetavana. Les bhikṣus se rendirent alors tous
auprès du Buddha et, s'adressant à l'Honoré du Monde,
lui racontèrent ce qui s'était passé. Le Buddha leur dit :