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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0192 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 192 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

dit aussitôt : « Je ne l'ai point fait. Et de même, ô ho-chang
(upâdhyâya) je n'ai point d'amis, soit amis intimes, soit
simples connaissances ; mon père et ma mère, mes parents
et mes voisins sont fort loin d'ici. » (Le ho-chang lui
demanda encore : « Ces brahmaçarins demeurent tous
dans ce même lieu ; n'avez-vous pas trouvé parmi eux
des amis intimes et noué des relations ? — Je ne l'ai pas
fait », répondit-il. Le ho-chang (upâdhyâya) répliqua : « Si
vous n'avez pas formé d'amitiés intimes et s'il n'y a
pas de gens que vous connaissiez, pourquoi êtes-vous
un homme ? Voyez les autres qui se témoignent alternati-
vement de la déférence et qui se rendent des services tour
à tour. Vous êtes seul à ne pas le faire. Aussi êtes-vous
aujourd'hui seul et abandonné et personne ne vous vient
en aide et ne vous secourt. » Alors l'ermite (ṛṣi) soutint
le mo-na (mānavaka) et le fit asseoir sur un siège à l'en-
droit où lui-même se tenait ; il l'engagea à se calmer, puis
il l'emmena chez des amis qui le soignèrent. Il chanta
alors cette gâthâ :

Quand vous avez renoncé à femme et enfants, — que vous
êtes sorti du monde et que vous n'avez plus personne pour
vous aimer, — c'est votre ho-chang (upâdhyâya) qui est
votre père, — et vos condisciples qui sont vos frères. — De-
meurant avec des brahmaçarins, — si vous ne donnez pas
vos soins aux autres, — quand vous tomberez gravement
malade, — vous serez isolé et n'aurez aucun appui. — Je
remarque que vous vous en êtes déjà aperçu. — Conduisez-
vous avec pureté pour vous faire des amis ; — conduisez-
vous envers tous avec déférence — et les autres à leur tour
vous donneront leurs soins.