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0211 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 211 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000294
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(Suit l'explication de ce conte comme une allégorie dont
le sens est fourni par la religion bouddhique.)

N° 436.

(Trip., XIV, 5, pp. 45 v°-46 v°.)

Autrefois il y avait un homme dont le père était mort
prématurément ; il était donc devenu orphelin dès son
jeune âge et demeurait seul avec sa mère. Il ne reçut pas
une bonne éducation ; chez lui et au dehors il n'observait
pas les règles ; il ne s'attachait pas aux principes de con-
venances ; il violait les enseignements consignés dans les
écrits des anciens sages et ne voulait ni s'instruire ni faire
des recherches pour recevoir la doctrine des livres saints ;
mais avec une foule de gens ignorants et stupides dont il
faisait ses compagnons, il buvait et jouait, se conduisait
avec arrogance et ostentation et avait des dehors sous les-
quels ne se cachait aucune qualité intérieure ; se laissant
aller à ses passions, il avait une conduite perverse qui
insultait le ciel ; sans piété filiale et sans obéissance, il ne
pratiquait pas la vertu et ne rectifiait pas son cœur ; il ne
faisait pas son devoir et ne maintenait pas sa dignité ;
dans ses actes, il commettait toutes sortes de péchés ;
dans ses paroles, il prononçait des grossièretés et des vio-
lences ; dans ses pensées, il songeait à nuire. Il ne se
préoccupait pas des instructions que lui avait laissées son
père qui l'avait engendré ; il ne s'occupait que d'actions
mauvaises et perverses. Sa mère en était désolée ; aussi
voulut-elle le morigéner et lui montrer les plus profonds
principes de la convenance et de la morale pour qu'il
changeât de sentiments et de conduite, pour qu'il veillât
sur ses actes et fût attentif à ses paroles, pour qu'il obser-