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0255 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 255 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000294
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eurent fini de manger, ils s'abandonnèrent à la douleur
et, comme le maître de la maison leur en demandait
la cause, ils lui répondirent : « Nous étions cinq cents
compagnons qui voguions ensemble sur la mer; notre
bateau chavira et disparut; ceux d'entre nous qui mou-
rurent ne furent pas peu nombreux; en nous cramponnant
à de petites planches, c'est à grand'peine que nous
avons sauvé nos vies, mais nous avons perdu toutes nos
richesses. Nous songions avec chagrin à nos compagnons
lorsque nous vîmes que les caisses d'objets précieux
trouvées dans votre puits étaient sans doute les nôtres;
nous ne savons comment cela s'est fait. »
(A-nan-pin-tch'e) leur répondit : « Vous autres, quand
vous êtes allés gagner votre vie en faisant le commerce, si
vous aviez eu un cœur parfait, vous n'auriez rien perdu;
c'est seulement parce que vous n'aviez pas un cœur
parfait que vous avez éprouvé des pertes. Pour moi,
depuis des kalpas innombrables jusqu'à maintenant, je
n'ai jamais cessé d'avoir un cœur parfait et il ne m'est
point arrivé de tromper autrui ou de le dépouiller.
(C'est pourquoi) tous les objets précieux qui ont été
perdus accourent dans mon puits. Vous autres, prenez
chacun les caisses sur lesquelles sont inscrits vos noms
respectifs et allez-vous-en. »


No 457.

(Trip., XXXVI, 4, p. 59 ro.)

Autrefois il y avait un homme appelé Hien-tche qui
avait trois fois pris part (aux assemblées du quatrième
mois où on observe les) huit interdictions et qui avait
entendu lire cette parole des livres saints : « Les yeux
III. 16