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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0269 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 269 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

juste; quant à la briser pour la partager, c'était une chose
qui ne se faisait pas. En ce moment un çramana quêtait ;
les trois hommes proposèrent ensemble de donner la
pièce au çramana ; chacun d'eux approuva fort ce projet,
et, la tenant ensemble dans leurs mains, ils la donnèrent.
Le çramana prononça alors ce vœu magique : « Cela fera
que dans cette vie et dans les existences futures vous rece-
vrez tous le bonheur résultant de cette (bonne action). »
Tous trois naquirent (plus tard) dans le royaume de Lo-
gue (Râjagrha) et chacun d'eux devint puissant et riche ;
l'un de ces hommes s'occupait de travaux dans la mon-
tagne et y récoltait de l'or ; un autre s'occupait de labou-
rer un champ et y recueillait de l'or ; le troisième s'oc-
cupait de puiser de l'eau dans un puits et en retirait de
l'or. Ils recevaient ainsi le bonheur résultant de la libéra-
lité qu'ils avaient faite dans une vie antérieure. Le roi du
pays, apprenant ce qui se passait, fit cette réflexion :
« Dans mon royaume, hommes et choses tout m'appar-
tient. » Emmenant alors avec lui des soldats il se rendit
dans la montagne pour y prendre (l'or), mais l'or se chan-
gea en pierres ; il alla ensuite chez l'homme qui, en labou-
rant, recueillait de l'or ; mais l'or se changea en terre ; il
vint enfin chez l'homme qui, en puisant dans un puits, reti-
rait de l'or ; mais l'or se changea en tessons d'argile.
Nulle part il ne put rien trouver. Le roi demanda au Bud-
dha : « Les sommes d'or que possèdent ces trois hommes
sont sans doute à moi ; j'ai été chez eux pour les prendre ;
mais partout (l'or) s'est transformé et je n'ai pu obtenir cet
or. Quelle action méritoire ces trois hommes ont-ils accom-
plie dans une existence antérieure pour attirer maintenant
sur eux ce bonheur ? » Le Buddha lui raconta tout ce qui
s'était passé (et ajouta) : « Ce ne sont point là des richesses
qui appartiennent au roi ; roi, vous ne devez pas les
prendre. »