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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0278 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 278 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

N° 474.

(Trip., XXXVI, 4, p. 66 r°.)

Autrefois le Buddha Wei-wei (Vipaçyin), accompagné
de la foule des soixante-deux mille bhikṣus, venait
de sortir des montagnes pour retourner chez le roi son
père. Le roi du pays détacha hors de la ville un domaine
pour y élever des habitations pures (vihāra) ; chacun des
bhikṣus obtint son lot de terre ; or, un bhikṣu dit à ses
voisins qu'il désirait qu'on lui construisît une demeure ;
les hommes n'y consentirent pas, mais une vieille femme
d'une de ces familles lui fit de ses propres mains une
demeure ; quand elle eut terminé la maison, ses dix doigts
étaient tout déchirés.

Le bhikṣu s'assit dans cette demeure et se mit en con-
templation ; dès la première nuit, il entra dans le samâ-
dhi de l'éclat du feu ; dans la maison parut un grand feu ;
la vieille femme l'aperçut de loin et songea : « A peine ai-
je construit cette maison que la voici incendiée ; pourquoi
ai-je si peu de bonheur ? » Mais, quand elle entra dans la
maison, elle la trouva telle qu'auparavant ; seulement, au
milieu d'un éclat de feu, on apercevait le bhikṣu. Elle en
conçut une grande joie.

Quand sa vie prit fin, elle naquit en qualité de devi ; au
moment où Çâkya devint Buddha, sa destinée de devi
n'était point encore terminée ; elle descendit et vint dire
au Buddha : « Demain j'offrirai un repas au Buddha et à
l'assemblée des religieux. » Le Buddha accepta par son
silence. Cependant le roi Po-sseu-ni (Prasenajit) avait
aussi envoyé des gens adresser une invitation au Buddha ;
le Buddha ayant répondu qu'il avait déjà accepté l'invi-
tation d'une devi, le roi dit : « Je n'ai jamais vu qu'une