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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0291 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 291 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

de cinq cents li par jour ; c'est au milieu des cahots que je
bois et que je mange ; c'est pourquoi je suis devenu
maigre. » J'ai donc pensé que, si on me laissait en liberté,
je deviendrais gras, mais au contraire je me suis vu raser
la tête et je n'ose plus me coucher ; je vous supplie de
me laisser la vie. » Son maître eut compassion de lui ; il
le relâcha et lui permit d'être en liberté.

N° 484.

(Trip., XXXVI, 4, p. 78 r°.)

Le Buddha se trouvait dans le royaume de Cho-wei
(Çrâvastî). Dans les temps passés, il y eut un chien qui
quitta la maison de son maître et alla dans une maison étran-
gère pour y mendier de la nourriture ; au moment où il
pénétra dans cette maison étrangère, son corps était à
l'intérieur de la porte, mais sa queue était restée en dehors
de la porte. Cependant le maître de la maison (grhapati) le
frappa et ne lui donna pas à manger ; le chien se rendit
alors auprès des magistrats assemblés et leur dit : « Le
maître de maison, quand je suis allé chez lui pour
mendier de la nourriture, ne m'a pas donné à manger,
mais au contraire m'a battu ; pourtant je n'avais pas violé
le code des chiens. » Les magistrats lui ayant demandé ce
que c'était que le code des chiens, il répondit : « Quand
je suis dans ma maison, je m'assieds et je me couche
comme il me plaît ; quand je vais dans une maison étran-
gère, mon corps peut entrer à l'intérieur de la porte,
mais ma queue doit rester en dehors. » Les magistrats
firent donc comparaître le maître de maison et lui deman-
dèrent : « Est-il vrai que vous avez battu ce chien et que
vous ne lui avez pas donné à manger ? » Il reconnut que