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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0307 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 307 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

à ceux qui discutent, nous craignons que ce ne soit pas là
une conduite propre à assurer le calme du royaume et le
salut de votre famille. Maintenant Mo-l'o-lo a été vaincu
dans la discussion ; il vous faut lui enlever son apanage et
le donner à celui qui a triomphé de lui. S'il se présente
ensuite un autre homme qui remporte à son tour la vic-
toire, on lui donnera derechef ce même apanage. » Le
roi suivit ce conseil et enleva à Mo-l'o-lo son apanage,
pour le donner à l'homme qui était venu en dernier
lieu.
Alors Mo-l'o-lo dit à T'i-chô : « Vous êtes un homme
intelligent ; je vous donne ma fille en mariage ; mon fils lui
sera adjoint. Quant à moi, je désire me retirer au loin
dans un royaume étranger pour y poursuivre mes propres
projets. » T'i-chô prit donc cette fille pour épouse.
Cette femme, étant devenue enceinte, vit en songe un
homme qui, portant une cuirasse et un casque et tenant
en main un foudre (vajra), broyait les montagnes ordi-
naires et se tenait debout à côté d'une haute montagne.
Quand elle se réveilla, elle raconta à son mari le rêve
qu'elle avait fait. T'i-chô lui dit : « C'est le signe que vous
engendrerez un fils qui écrasera tous les maîtres dans
l'art de la discussion ; il n'y aura qu'un seul homme qu'il
ne pourra pas vaincre et il deviendra son disciple. »
Pendant la durée de sa grossesse, Cho-li, à cause du fils
qu'elle portait en elle, devint elle-même intelligente et fut
fort habile à discuter. Chaque fois que son frère cadet Kiu-
hi-lo (Kosthila) discutait avec elle, il sortait vaincu du débat ;
il se dit : « Le fils que ma sœur porte en elle est assurément
d'une haute intelligence ; s'il se montre tel avant même
d'être né, que sera-ce quand il aura été mis au monde ? »
Alors Kiu-hi-lo abandonna sa famille, se livra à l'étude et
se rendit dans l'Inde du Sud ; il ne se coupa plus les ongles
des mains avant d'avoir lu les dix-huit sortes de livres sa-
crés et d'en avoir la complète maîtrise ; c'est pourquoi les