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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0313 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 313 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

palais et ordonna à toutes les musiciennes de sa suite de
se parer et d'aller chez le prince Chan-jong pour se livrer
à la joie avec lui. Il prévint ensuite ses ministres en leur
disant : « J'ai fait un projet. Quand je vous ordonnerai de
mettre à mort le prince Chan-jong, adressez-moi des re-
montrances en m'invitant à lui accorder un délai de sept
jours au bout desquels vous promettrez de le tuer confor-
mément à mes ordres. »

Les femmes de la suite du roi allèrent donc (chez le
prince Chan-jong) pour s'y livrer aux plaisirs. Mais, peu
après, le roi survint en personne et dit au prince : « Com-
ment avez-vous pu prendre mes musiciennes et mes con-
cubines pour vous amuser avec elles à votre fantaisie » ?
Dans un transport de colère redoutable, il jeta en l'air son
disque (çakra) et donna cet ordre à ses principaux minis-
tres : « Ne savez-vous pas que je ne suis point encore affai-
bli par l'âge et qu'aucun brigand du dehors ou ennemi
puissant n'est venu envahir mon territoire ? Or, j'ai en-
tendu dire que les sages de l'antiquité avaient ce dicton :
Tant qu'un homme a du bonheur, les pays compris à l'in-
térieur des quatre mers se soumettent à lui ; mais, quand
sa part de bonheur est épuisée et que sa vertu a diminué,
même ceux qui sont pour lui comme ses coudes et ses
aisselles se révoltent et s'éloignent. Si je considère l'état
de choses présent, un tel changement ne s'est pas encore
produit. Cependant mon frère cadet Chan-jong a attiré à lui
mes musiciennes et mes concubines ; il a manifesté qu'il se
laissait aller à ses passions et obéissait à ses fantaisies. Si
je le tolère, existerai-je encore ? Vous donc, prenez le prince
et menez-le sur la place publique pour le faire périr. »

Ses ministres lui adressèrent des remontrances, disant :
« Veuillez, ô grand roi, prêter l'oreille aux paroles de vos
humbles sujets. Vous n'avez maintenant que ce seul frère
cadet ; d'autre part, vous n'avez aucun jeune fils qui soit
capable de vous succéder. Nous souhaitons que vous accor-