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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0333 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 333 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

trairement à ce qui aurait dû être, tétait un veau. Huitiè-
mement, il vit en rêve quatre bœufs qui venaient en mugis-
sant des quatre côtés de l'horizon et accouraient l'un vers
l'autre pour se battre ; au moment où ils allaient se joindre,
mais ne s'étaient pas encore joints, il ne sut où ils étaient
allés (1). Neuvièmement, il vit en rêve un grand étang en-
touré de berges, où l'eau était trouble au milieu et claire
sur les quatre bords. Dixièmement, il vit en rêve un grand
torrent qui coulait absolument rouge.

Quand le roi eut rêvé ces choses, il se réveilla aussitôt et
craignit fort de perdre son royaume, sa propre personne, ses
femmes et ses enfants. Le lendemain, il appela les grands
ministres, les hauts dignitaires, ainsi que tous les reli-
gieux qui savaient expliquer les songes ; il leur demanda :
« Hier, pendant la nuit, j'étais couché et j'ai vu en songe
dix choses. Après avoir fait ces rêves, je me suis réveillé ;
j'ai eu peur et mon esprit a été sans joie. Qui peut m'ex-
pliquer ces songes ? » Parmi les religieux il y eut un brah-
mane qui dit : « Je puis les expliquer à Votre Majesté,
mais je crains que lorsque, vous m'aurez entendu, vous ne
soyez affligé et mécontent. » Le roi répliqua : « Ce que
vous voyez, exposez-le aussitôt et ne me taisez rien. » Le
brahmane dit : « O roi, des rêves que vous avez eus,
chacun est mauvais et ne présage rien de bon. Il vous
faut prendre ce qui vous est le plus cher, votre femme
et votre héritier présomptif, ainsi que les serviteurs
et les esclaves attachés à votre personne et les tuer tous
pour les sacrifier au ciel. Alors vous pourrez n'avoir
rien d'autre (à redouter). Toute votre literie, ô roi, ainsi
que tous les joyaux et les objets de prix que vous avez
sur votre corps, il vous faut les brûler pour les sacrifier
au ciel. De cette façon, ô roi, vous pourrez personnelle-
ment n'avoir rien d'autre (à redouter) ». Ayant entendu