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0352 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 352 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000294
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des esclaves et des servantes, des chars et des chevaux.
Quand *K'i-yu* (Jivaka) fut en possession de toutes ces
richesses, il revint dans la ville de la Résidence Royale
(Râjagrha) et se rendit à la demeure du prince *Wou-wei*
(Abhaya) ; il dit au portier : « Allez annoncer au prince
que *K'i-yu* (Jivaka) est dehors. » Le portier s'acquitta de
ce message et le prince lui ordonna d'inviter aussitôt
*K'i-yu* (Jivaka) à entrer ; quand celui-ci fut entré, il se
prosterna la tête contre terre, puis, après avoir rendu
hommage, il s'assit de côté ; il raconta en détail au prince
*Wou-wei* (Abhaya) ce qui lui était précédemment arrivé,
et il déclara qu'il voulait offrir au prince toutes les riche-
ses qu'il avait acquises (1). Le prince l'en détourna en lui
disant qu'il ne fallait pas lui faire un tel présent et en
l'engageant à employer cette fortune à son usage person-
nel.
Telle fut la première cure que fit *K'i-yu* (Jivaka).
En ce temps, dans le royaume *Kiu-chan-mi* (Kauçâmbî),
il y avait le fils d'un notable dont les intestins s'étaient
noués dans son ventre tandis qu'il jouait sur une roue ; ce
qu'il mangeait et buvait n'était plus digéré et ne pouvait
pas non plus être éliminé ; dans ce royaume, il ne s'était
trouvé personne qui pût le guérir ; les gens de là-bas
ayant appris que, dans le royaume de *Mo-kie* (Magadha), il
y avait un grand médecin qui excellait à guérir les mala-
dies, ils envoyèrent dire au roi : « Le fils d'un notable du
royaume de *Kiu-chan-mi* (Kauçâmbî) est malade ; *K'i-yu*
(Jivaka) peut le guérir ; nous vous demandons, ô roi, de
nous l'envoyer. » Alors le roi *P'ing-cha* (Bimbisâra) appela
*K'i-yu* (Jivaka) et lui demanda : « Le fils d'un notable du
royaume de *Kiu-chan-mi* (Kauçâmbî) est malade ; pouvez-
vous le guérir ? » Comme il répondait qu'il le pouvait, le
roi reprit : « Puisque vous le pouvez, je vous autorise à