National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0354 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 354 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000294
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

et se rendit auprès de son maître ; il lui rendit hommage
en posant le visage sur ses pieds, puis il lui offrit cet or
en disant : « Je désire, ô grand maître, que vous daigniez
accepter ceci. » Son maître lui dit : « Faites-en plutôt
des offrandes ; je n'ai pas besoin de ces richesses. »
Ki-yu (Jîvaka) ayant insisté au plus haut point, Pin-kia-
lo (Pingala) accepta cependant cet or ; Ki-yu (Jîvaka) lui
présenta ses adieux, et, après avoir rendu hommage à ses
pieds, s'en alla.
En ce temps, dans le royaume, il y avait la fille d'un
kia-lo-yue (grhapati) qui était âgée de quinze ans ; le jour
où elle allait se marier, elle éprouva soudain des douleurs
de tête et mourut. Ki-yu (Jîvaka) en fut informé et se
rendit à sa demeure ; il demanda au père de la jeune
fille : « Quelle était la maladie habituelle qui a été cause
de la mort prématurée de cette jeune fille ? » Le père
répondit : « Ma fille, dès son enfance, a éprouvé des
maux de tête qui ont augmenté de jour en jour et de
mois en mois ; ce matin, ces douleurs se sont déclarées
plus fortes que jamais et ont déterminé sa mort. » Ki-yu
(Jîvaka) entra alors et, avec le (bois du) roi-médecin, il
éclaira l'intérieur de la tête de la jeune fille et y aperçut
des vers rongeurs qui, grands ou petits, s'engendraient
les uns les autres et étaient au nombre de plusieurs cen-
taines ; les vers dévoraient son cerveau, et, comme son cer-
veau avait été entièrement mangé, elle était morte. Alors
(Jîvaka) lui ouvrit la tête avec un couteau d'or ; il en sor-
tit tous les vers qu'il enferma dans une jarre ; puis il
frotta la blessure avec trois sortes de graisses surnatu-
relles ; la première sorte répara les dommages faits dans
les os par les morsures des vers ; la seconde sorte régé-
néra le cerveau ; la troisième sorte guérit la blessure
extérieure faite par le couteau. Puis (Jîvaka) dit au père
de la jeune fille : « Faites-la reposer tranquillement et
ayez soin qu'elle n'ait aucune frayeur. Dans dix jours elle