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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0355 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 355 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

doit être entièrement guérie et telle qu'elle était aupara-
vant. Quand ce terme sera arrivé, je reviendrai. » Quand
K'i-yu (Jîvaka) fut parti, la mère de la jeune fille se mit à
pleurer et à crier, en disant : « Mon enfant est morte pour
la seconde fois ; y a-t-il jamais quelqu'un qui ait pu vivre
après qu'on lui a ouvert le crâne ? Comment le père a-t-il
laissé cet homme s'emparer ainsi de notre enfant? » Le
père l'arrêta en lui disant : « K'i-yu (Jîvaka), à sa nais-
sance, tenait dans sa main un sac d'aiguilles pour l'acupunc-
ture ; ensuite il a renoncé à une haute dignité pour exer-
cer la médecine et il n'a fait cela que pour le plus grand
bien de la vie de tous les êtres ; il est un roi-médecin
désigné par le ciel ; comment pourrait-il agir d'une ma-
nière déraisonnable? Il vous a fait la recommandation
d'avoir grand soin de ne pas causer de frayeur à la malade ;
or, maintenant, au contraire, vous pleurez et vous criez de
manière à l'effrayer et à l'agiter ; vous allez faire en sorte
que notre enfant ne pourra plus vivre. » En entendant
ces paroles du père, la mère cessa de se lamenter et tous
deux entourèrent de soins leur fille ; celle-ci resta immo-
bile pendant sept jours ; le septième jour, au point du
jour, elle poussa un soupir et se réveilla comme quel-
qu'un qui reprend ses sens après avoir dormi ; elle dit :
« Je n'éprouve plus maintenant le moindre mal de tête et
tout mon corps se sent à l'aise ; qui m'a soignée pour
que je sois dans cet état ? » Son père lui dit : « Vous
étiez déjà morte lorsque le roi-médecin K'i-yu (Jîvaka)
est venu exprès pour vous donner ses soins ; il vous
a ouvert la tête, en a retiré des vers et c'est ainsi
que vous avez pu revivre ». Alors il ouvrit la jarre et en
sortit les vers pour les lui montrer ; en les voyant, la
jeune fille fut épouvantée et se félicita fort de la chance
inespérée qu'elle avait eue, disant : « Telle est donc la
puissance divine de K'i-yu (Jîvaka) ! Il me tarde de pou-
voir reconnaître son bienfait. » Son père lui dit : « K'i-yu