National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0357 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 357 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000294
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

foie s'était retourné à l'envers ; le souffle vital s'était trouvé
arrêté et ne pouvait plus passer ; c'est ce qui avait causé
sa mort. K'i-yu (Jivaka) lui ouvrit le ventre avec un cou-
teau d'or et, plongeant sa main dedans pour l'explorer et
l'arranger, il remit le foie à l'endroit ; ensuite il frotta le
malade avec trois sortes d'onguents divins ; le premier
onguent répara les points que sa main avait palpés ; le
second fit circuler le souffle et la respiration ; le troisième
ferma la plaie produite par le couteau. Quand il eut fini,
(K'i-yu) dit au père : « Ayez soin qu'on ne lui fasse au-
cune frayeur. Dans trois jours il devra être guéri. » Le
père se conforma à ces instructions, fit reposer tranquil-
lement le malade, le soigna et le surveilla ; quand arriva
le troisième jour, le jeune garçon poussa un soupir et
s'éveilla ; il avait l'apparence de quelqu'un qui reprend ses
sens après avoir dormi ; il put aussitôt se lever et s'as-
seoir. Un moment après, K'i-yu (Jivaka) vint à son tour ;
le jeune garçon sortit tout joyeux pour aller à sa ren-
contre ; il lui rendit hommage en posant son visage sur
ses pieds, puis, se mettant à deux genoux, il dit : « Je
désire, ô K'i-yu (Jivaka) devenir votre esclave et jusqu'à
ma mort vous servir pour reconnaître le bienfait que vous
m'avez rendu en me faisant revivre. » K'i-yu (Jivaka) lui
répondit : « Je suis un maître-médecin et je vais en tous
lieux pour guérir les malades ; les familles des malades
se disputent pour me servir ; qu'ai-je besoin d'un esclave ?
Ma mère s'est donné beaucoup de peine pour m'élever et
je n'ai pas encore pu la récompenser pour la bonté avec
laquelle elle m'a soigné. Si donc vous désirez me remer-
cier pour le service que je vous ai rendu, donnez-moi
cinq cents onces d'or que j'emploierai à récompenser ma
mère pour sa bonté. » Il prit donc cet or et l'offrit à
(sa mère) Fille-de-manguier. Puis il retourna dans le
royaume de Lo-yue-tche (Râjagrha).
Après que K'i-yu (Jivaka) eut guéri ces quatre per-