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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0361 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 361 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

avais soufflé mot ; mais maintenant, jeune homme, vous
vous êtes aperçu de ce qui en était ; quelle merveilleuse
science est la vôtre ! [Si la maladie du roi peut être soignée,
je souhaite vous confier la vie du roi ; maintenant, pour la
soigner], quel remède faut-il employer ? K'i-yu (Jivaka)
répondit : « J'ai seulement besoin de beurre fondu. —
Hélas, jeune homme, s'écria la reine-mère, gardez-vous
de parler de beurre fondu, car le roi déteste en sentir
l'odeur et même il déteste en entendre prononcer le nom ;
on compte par centaines et par milliers ces hommes qui,
en diverses occasions, ont péri pour avoir parlé de beurre
fondu. Si maintenant vous en parlez, certainement on vous
fera périr. Si vous en donnez à boire au roi, vous ne pour-
rez jamais faire descendre (cet aliment dans son corps) ; je
désire que vous ayez recours à quelque autre remède ».
K'i-yu (Jivaka) répliqua : « Le beurre fondu combat le poi-
son ; aussi celui qui est malade à cause du poison déteste-
t-il sentir le beurre fondu. Si la maladie du roi était
légère et due à quelque autre poison différent, il y aurait
d'autres remèdes par lesquels on pourrait la guérir ; mais,
comme le venin du serpent est violent et qu'il a fait tout
le tour du corps, on ne peut plus le détruire que par le
beurre fondu. Maintenant il nous faut transformer le beurre
fondu en l'épurant de manière à ce qu'il devienne un li-
quide sans aucun goût ; le roi le boira alors tout naturel-
lement sans s'apercevoir de rien ; ce remède descendra et
la maladie sera guérie certainement ; ne vous inquiétez
donc pas. »
Puis K'i-yu (Jivaka) sortit et vint auprès du roi ; il lui
dit : « Je viens d'avoir une entrevue avec la reine-mère et
je lui ai révélé la recette du remède : maintenant, elle va
le confectionner ; il sera prêt dans quinze jours ; mais j'ai
cinq désirs à formuler ; si vous consentez à ce que je vais
vous demander, votre maladie pourra aussitôt guérir ; mais,
si vous n'y consentez pas, votre maladie sera inguéris-