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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0363 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 363 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

n'avez pas avalé leurs remèdes ; aussi, (quand je suis
venu,) tous les ministres disaient-ils que vous alliez me
faire périr à mon tour. Cependant, comme votre maladie
était fort grave, j'ai craint que des gens du dehors ne sus-
citent des troubles ; or, si vous m'autorisez à entrer et à
sortir sans que personne me l'interdise ou me le reproche,
les gens du dehors sauront tous que Votre Majesté a con-
fiance en moi, que par conséquent vous prendrez certai-
nement mon remède et que votre guérison est assurée ;
ils n'oseront plus avoir des intentions de révolte. » Le roi
dit : « C'est fort bien. Mais pourquoi voulez-vous entrer
seul chaque jour pour voir ma mère et ma femme ? Serait-
ce que vous voulez vous livrer avec elles à la débauche ? »
K'i-yu (Jivaka) répliqua : « O roi, les gens que vous avez
tués en diverses occasions sont extrêmement nombreux ;
aussi vos sujets, grands et petits, sont-ils tous saisis de
peur et ne désirent-ils point le rétablissement du roi ; il
n'est donc aucun d'eux en qui on puisse avoir confiance ;
si maintenant je m'associais l'un d'eux pour composer le
remède, il profiterait d'un instant où je serais distrait pour
jeter dedans quelque poison sans que je m'en aperçoive ;
cela ne serait pas peu grave. C'est pourquoi, en songeant
à qui je pourrais me fier comme à des personnes dont les
sentiments ne sont pas douteux, je n'ai trouvé que votre
mère et votre femme. J'oserai donc être introduit auprès
de la reine-mère et de la reine pour composer avec elles
le remède qui sera prêt quand on l'aura fait cuire pendant
quinze jours ; voilà pourquoi je désire entrer chaque jour
(auprès d'elles) afin de veiller à ce que le feu soit bien
égal. » Le roi dit : « C'est fort bien. Mais pourquoi voulez-
vous que, lorsque je boirai le remède, je le boive d'un
trait et sans m'arrêter au milieu ? Ne serait-ce pas que
vous voulez y mettre du poison et que vous craignez que
je m'en aperçoive ? » K'i-yu (Jivaka) répliqua : « Le remède
est dosé suivant certaines proportions ; les émanations et