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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0368 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 368 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

Pendant les trois jours qui s'étaient écoulés avant que
Corbeau revint, le roi avait guéri de sa maladie ;
il avait réfléchi sur ses actes et il s'était repenti d'avoir fait
partir Corbeau ; quand il le vit revenir, il se sentit partagé
entre la compassion et la joie, et lui dit : « C'est grâce à
vous que le jeune garçon n'a pas été ramené ici au mo-
ment où j'étais irrité et où certainement je l'aurais fait pé-
rir sous les coups. Or j'ai reçu de lui un bienfait et j'ai pu
renaître à la vie; si, au lieu de le récompenser, je l'avais
fait périr, ma perversité aurait été grande. » Alors le roi
eut des remords au sujet de tous ceux qu'il avait fait périr
injustement en diverses occasions ; il leur fit des funé-
railles honorables et exempta de taxes leurs familles en
leur donnant en outre de l'argent; il désirait revoir K'i-
yu (Jivaka) et voulait le remercier pour le bienfait qu'il
lui avait rendu ; il envoya donc des messagers qu'il chargea
d'aller chercher K'i-yu (Jivaka) ; bien que celui-ci sût que
le roi était guéri de sa maladie, il conservait encore quel-
que reste de crainte et ne désirait plus revenir auprès de
lui. Dans cette occurence, K'i-yu (Jivaka) se rendit de nou-
veau auprès du Buddha ; il posa en signe d'hommage la
tête sur ses pieds, puis il lui dit : « O Honoré du monde, ce
roi a envoyé des messagers qui sont venus pour m'appe-
ler ; dois-je partir ? » Le Buddha répondit : « K'i-yu (Jivaka),
dans une existence antérieure vous avez fait le grand
vœu de réaliser une action méritoire ; comment pourriez-
vous vous arrêter à mi-chemin ? Il vous faut maintenant
repartir ; quand vous aurez guéri la maladie externe de ce
roi, moi à mon tour je guérirai sa maladie interne. » K'i-
yu (Jivaka) partit donc à la suite des messagers.
Quand le roi vit K'i-yu (Jivaka), il en eut une très grande
joie ; il l'amena et le fit asseoir avec lui ; le tenant par le
bras, il lui dit : « Grâce au bienfait que vous avez eu pour
moi, j'ai obtenu maintenant une vie nouvelle ; comment
vous récompenserai-je ? Je veux diviser mon royaume et