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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0369 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 369 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

vous en donner la moitié ; les belles femmes de mon ha-
rem, et tous les objets précieux de mes magasins et de mes
trésors, je vous en donnerai la moitié ; je souhaite que
vous acceptiez. » K'i-yu (Jivaka) répondit : « J'étais autre-
fois prince-héritier ; quoique ce fût dans un petit royaume,
j'aurais eu cependant une population et des richesses très
suffisantes ; mais je ne me plaisais point à gouverner un
royaume et c'est pourquoi j'ai demandé à devenir médecin.
Devant voyager pour soigner les malades, que ferais-je
d'un territoire, de femmes et de trésors ? Tout cela ne me
serait d'aucune utilité. O roi ! précédemment, en consen-
tant à cinq de mes désirs, votre maladie externe a été gué-
rie ; maintenant, si vous m'accordez un seul désir, votre
maladie interne, elle aussi, pourra être supprimée. » Le roi
répondit : « Je suis prêt à recevoir vos instructions : je
vous prie de m'exprimer ce désir. »
K'i-yu (Jivaka) dit : « Je désire, ô roi, que vous invitiez le
Buddha à venir et que vous receviez de lui la sage Loi. »
Il profita de cette occasion pour exposer au roi les mérites
du Buddha et sa dignité d'une élévation toute particulière.
En l'entendant, le roi dit tout joyeux : « Je veux mainte-
nant envoyer mon ministre Corbeau, monté sur l'éléphant
blanc, pour qu'il aille chercher le Buddha ; pourrai-je
ainsi le faire venir ? » K'i-yu (Jivaka) répliqua : « Point n'est
besoin de l'éléphant blanc. Le Buddha comprend tout ; de
loin il connaît les pensées qui sont dans le cœur des
hommes ; contentez-vous pendant quelque temps de vous
soumettre aux abstinences et aux purifications ; puis pré-
parez des offrandes, brûlez des parfums et rendez hom-
mage de loin en vous tournant du côté du Buddha ; ensuite,
mettez-vous à deux genoux et exprimez votre invitation :
le Buddha viendra certainement de lui-même. »
Le roi suivit cet avis, et le lendemain même, le Bud-
dha arriva avec son cortège de mille deux cent cinquante
bhiksus. Quand il eut fini de manger, il expliqua au roi