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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0370 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 370 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

les textes saints : alors l'intelligence du roi s'ouvrit et il
conçut aussitôt le sentiment de la sagesse sans supérieure
correcte et vraie (anuttara samyak sambodhi) ; tous les
habitants du royaume, grands et petits, acceptèrent tous
les cinq défenses, puis, après avoir rendu hommage avec
respect, se retirèrent.

(Voici) encore (ce qu'on raconte au sujet de) Fille-de-
manguier : dès sa naissance elle avait été extraordinaire ;
quand elle fut grande, elle se montra intelligente ; elle
avait étudié auprès de son père et connaissait bien la doc-
trine des livres saints ; en ce qui concernait les théories
du mouvement des astres, elle était même supérieure à
son père ; en plus, elle était versée dans l'art musical et
chantait comme un deva de Brahma. Des filles de kia-lo-
yue (gṛhapati) et de brahmanes, au nombre de cinq cents,
allèrent toutes auprès d'elle pour étudier et pour qu'elle
fût leur grand maître. Fille-de-manguier, toujours suivie
de ses cinq cents disciples, célébrait et répandait la doctrine
des livres saints ; parfois, elle allait avec elles se promener
dans les parcs et près des étangs pour y faire de la mu-
sique. Les gens du pays, qui ne comprenaient pas la rai-
son de sa conduite, se mirent à dire des calomnies sur
son compte ; ils prétendirent qu'elle était une fille de
débauche et on surnommait ses cinq cents disciples « la
bande des débauchées ».

A l'époque où Fille-de-manguier était née, dans ce
même royaume étaient nées aussi, au même moment, Fille-
de-siu-man (sumanā) et Fille-de-po-t'an (udambara). Fille-
de-siu-man (sumanā) était née dans une fleur de siu-
man ; dans ce royaume, il y avait un kia-lo-yue (gṛhapati)
chez qui on pressait (des fleurs de) siu-man (sumanā) pour
en faire une huile parfumée ; or, sur le côté de la pierre
qui servait à exprimer l'huile, apparut soudain une excrois-
sance qui, grosse d'abord comme une balle d'arbalète,
augmenta de jour en jour jusqu'à être comme le poing ;