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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0373 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 373 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

à boire et à manger et leur faisaient des vêtements ;
veillant à toutes les choses qui pouvaient leur manquer,
elles les leur fournissaient aussitôt ; cela dura jusqu'à la
fin de leur vie. Ces trois sœurs avaient constamment formé
ce vœu : « Nous souhaitons, dans notre vie à venir, ren-
contrer le Buddha, obtenir de naître par transformation
spontanée, nous passer par l'état de fœtus et à l'abri de
toutes les souillures. Maintenant, conformément à leur
ancien vœu, elles sont nées précisément à l'époque où je
suis sur la terre. D'autre part, quoique autrefois elles aient
fait des offrandes aux bhiksunis, cependant, comme elles
étaient les filles d'une famille puissante et riche, elles
tenaient des propos trop libres ; parfois elles se moquaient
des bhikṣunis, disant : « O religieuses, voici longtemps que
vous avez l'air chagrin ; vous devez désirer vous marier ;
mais, retenues par nos offrandes et nos soins, vous ne
pouvez pas donner libre cours à vos passions. » Voilà
pourquoi maintenant ces jeunes filles subissent cette
peine ; quoique chaque jour elles louent la doctrine des
livres saints, elles sont en butte sans motif à l'accusation
de débauche. Quant à ces cinq cents disciples, elles aussi
avaient uni leurs forces à celles de ces jeunes filles, les
avaient aidées à faire des offrandes et y avaient pris plai-
sir d'un même cœur ; c'est pourquoi, maintenant, elles
sont nées avec elles ; le fruit de leurs actions les a
suivies.

« K'i-yu (Jîvaka), en ce temps, était le fils d'une pauvre
famille ; voyant Fille-de-manguier faire des offrandes, il
en conçut beaucoup d'admiration et de joie ; mais, comme
il ne possédait rien, il se mit à balayer constamment pour
les bhikṣûnis ; toutes les fois qu'il avait rendu la place
propre et nette en balayant, il formulait ce souhait :
« Puissé-je balayer aussi promptement toutes les mala-
dies et les impuretés qui sont dans le corps des hommes
en ce monde. » Fille-de-manguier, qui avait compassion