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0023 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 23 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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ce pays qu'il n'est pas permis de nourrir les vieillards.
J'ai un vieux père ; comme je ne pouvais me résoudre à le
chasser au loin, j'ai contrevenu aux prescriptions du roi
et je l'ai caché sous terre. Or toutes les réponses que je
vous ai précédemment apportées furent dictées par la
sagesse de mon père et ne sont point dues à mes capa-
cités. Mon unique désir, ô grand roi, est que, dans toute
l'étendue du royaume, vous permettiez, contrairement à
ce qui s'est fait jusqu'ici, de nourrir les vieillards. »
Le roi, tout émerveillé de ces paroles, en conçut de la
joie ; il fit des offrandes au père de son ministre et l'honora
en le nommant son maître : « Il a sauvé, ajouta-t-il, la vie
de tous les habitants du royaume. Un tel service, je ne
saurais jamais assez le reconnaître. » Puis le roi promul-
gua un ordre, qui devait être annoncé partout, pour dire
qu'il n'était plus permis de chasser les vieillards, qu'on
devait les nourrir avec piété filiale et que ceux qui se con-
duiraient mal envers leur père et leur mère seraient pas-
sibles de grands châtiments.
Le Buddha dit : « Celui qui, en ce temps, était le père,
c'est moi-même ; celui qui était le ministre, c'est Chô-li-
fou (Çâriputra) ; celui qui alors était le roi, c'est A-chô-
che (Ajâtaçatru) ; celui qui, en ce temps, était l'esprit
céleste, c'est A-nan (Ânanda). »

(Trip., XIV, 10, p. 3 v°.)

Le Bouddha s'est rendu dans les cieux Trayastriṃças, et pen-
dant quatre-vingt-dix jours, il a expliqué la Loi pour le béné-
fice de sa mère Mâyâ ; aux bhiksus qui s'en étonnent, il répond
par un jâtaka : autrefois le Buddha était un roi-singe qui
commandait à cinq cents singes ; il les sauva en une occasion
où ils avaient été pris dans les filets d'un chasseur ; une autre
fois, une vieille guenon étant tombée avec son petit qu'elle