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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0028 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 28 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

lutter contre son ennemi, fait capturer dans la montagne un
éléphant blanc parfumé qui lui assurera, pense-t-il, la victoire.
Mais, quand cet éléphant est installé dans l'écurie, il refuse de
manger ; comme on lui en demande la cause, il dit que son
son père et sa mère sont vieux et aveugles et qu'il doit retourner
auprès d'eux pour les nourrir ; après leur mort, il reviendra.
Émerveillé de sa sagesse, le roi de Kia-che s'écrie : « Nous ne
sommes que des éléphants à tête d'homme ; mais cet éléphant
est un homme à tête d'éléphant. » Il rend la liberté à l'éléphant
et ordonne que la piété filiale soit rigoureusement observée
dans tout le royaume. Quand le père et la mère de l'éléphant
sont morts, celui-ci revient auprès du roi de Kia-che qui veut
aussitôt combattre ; l'éléphant l'en dissuade en lui montrant les
maux de la guerre ; puis il se rend auprès du roi de Pi-li-hi et
le décide à faire la paix avec son ennemi.

(Trip., XIV, 10, p. 8 vº.)

Autrefois, dans le royaume de Po-lo-naï (Vârânasî), c'était la
coutume, lorsqu'un homme atteignait l'âge de soixante ans,
que ses enfants le missent hors de sa demeure en le chargeant
de garder la porte et en lui donnant seulement un tapis pour
se coucher dessus. Le cas s'étant présenté dans une famille
où il y avait deux frères, le frère cadet coupe l'unique tapis
qui se trouve dans la maison et en donne la moitié à son père ;
à son frère aîné qui lui demande l'explication de sa conduite,
il répond que l'autre moitié du tapis est destinée à son frère
aîné quand celui-ci aura à son tour atteint l'âge de soixante ans.
Le frère aîné comprend alors la barbarie de la coutume ; lui et
son frère cadet obtiennent du premier ministre, puis du roi,
qu'elle soit abrogée.

(Trip., XIV, 10, pp. 8 vº-9 rº.)

La femme de Brahmadatta, roi de Vârânasî, s'irrite de ce que
le roi a voulu lui faire boire le vin qui restait dans le fond de
sa coupe et elle prononce cette parole imprudente : « Plutôt