National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0030 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 30 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000294
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

son ; il donnait à manger aux chevaux et enlevait leur
crottin.
Or, il y avait cinq cents disciples de Li-yue qui avaient
obtenu la dignité d'arhat. Ils avaient cherché à voir où
était leur maître sans parvenir à le savoir. Quand les
causes produites par des actes antérieurs furent près de
prendre fin (1), il y eut un de ces disciples qui vit que son
maître se trouvait dans la prison (du royaume) de Ki-pin.
Il vint donc dire au roi : « Notre maître Li-yue est dans la
prison du roi ; je désire que vous lui rendiez justice. » Le
roi envoya un émissaire dans la prison pour y faire une
enquête. Quand l'envoyé royal fut arrivé dans la prison,
il vit seulement un homme qui avait l'air affaibli par le
chagrin et qui avait une barbe et une chevelure extrême-
ment longues ; cet homme était valet de prison ; il don-
nait à manger aux chevaux et enlevait leur crottin. L'émis-
saire revint dire au roi : « Dans la prison, il n'y a aucun
religieux çramana ; seul s'y trouve un valet de prison. »
Le bhikṣu, disciple (de Li-yue), insista auprès du roi, di-
sant : « Je désire simplement, ô roi, que vous donniez un
ordre aux termes duquel seront autorisés à sortir de la
prison tous les bhikṣus qui s'y trouvent. » Le roi rendit
alors cette ordonnance : « Tous les religieux sont auto-
risés à sortir de la prison. » Aussitôt, dans la prison
même, la barbe et les cheveux du vénérable Li-yue tombè-
rent spontanément, un kaṣāya revêtit son corps ; lui-même
bondit dans les airs où il accomplit dix-huit transforma-
tions surnaturelles. A cette vue, le roi s'écria que jamais
il n'avait rien vu de tel et il se prosterna à terre des
cinq parties de son corps ; puis il dit au vénérable : « Je
désire que vous receviez la confession de mes péchés. »
Aussitôt Li-yue redescendit et reçut sa confession ; le roi