National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
|
|
Color Thumbnail -
Table of Contents -
Page Number -
Biliographic Information (Metadata) -
Caption -
Color Image -
Gray HighRes. Image -
Facing Pages -
Graphics -
| 0033 |
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
Citation Information
OCR Text
ordres du roi (votre père) qui ne m'a pas permis de vous
emmener avec moi pour vous montrer à d'autres hommes,
j'ai souvent été puni. » Quand sa femme eut entendu ce
qu'il lui disait, elle en fut couverte de confusion et s'en
affligea profondément. Jour et nuit elle se mit à penser
au Buddha.
A quelques jours de là, on fit un nouveau banquet, et,
cette fois encore, le mari s'y rendit seul. Sa femme, restée
à la maison, prononça, avec un redoublement d'ardeur
dans la prière et d'affliction, le vœu suivant : « Quand le
Tathâgata est apparu dans le monde, il a fait du bien à
beaucoup d'êtres. Moi seule, à cause de mes fautes, je
n'ai pas pu en bénéficier. » Le Buddha, ému de la perfec-
tion de ses sentiments, lui apparut alors en bondissant
hors de terre ; elle vit d'abord les cheveux du Buddha, et
quand elle en eut été émue de respect et de joie, ses
propres cheveux se transformèrent en de beaux cheveux ;
elle vit ensuite le front du Buddha, puis ses sourcils, ses
yeux, ses oreilles, son nez, sa bouche et son corps ; à
mesure qu'elle les contemplait successivement, sa joie
devenait de plus en plus profonde et sa propre personne
se transformait ; toutes ses laideurs disparurent et son
visage devint comme celui d'une devi.
Cependant les fils de notables avaient discuté secrète-
ment entre eux, disant : « Si la fille du roi ne vient pas
à nos réunions, c'est ou bien parce qu'elle est d'une
beauté peu commune, ou bien parce qu'elle est affreuse-
ment laide. Il nous faut maintenant enivrer son mari jus-
qu'à ce qu'il ait perdu connaissance, puis nous lui pren-
drons ses clefs, nous ouvrirons la porte (de sa maison) et
nous irons regarder. » Ils le firent donc boire jusqu'à ce
qu'il fût ivre, puis ils lui prirent ses clefs et s'en allèrent
en bande ; lorsqu'ils eurent ouvert la porte et qu'ils re-
gardèrent, ils virent cette fille du roi qui était d'une
beauté sans égale. Aussitôt ils se retirèrent, fermèrent
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
11
.
.
.
.
|
.
.
.
.
21
.
.
.
.
|
.
.
.
.
31
32
33
34
35
|
.
.
.
.
41
.
.
.
.
|
.
.
.
.
51
.
.
.
.
|
.
.
.
.
61
.
.
.
.
|
.
.
.
.
71
.
.
.
.
|
.
.
.
.
81
.
.
.
.
|
.
.
.
.
91
.
.
.
.
|
.
.
.
.
101
.
.
.
.
|
.
.
.
.
111
.
.
.
.
|
.
.
.
.
121
.
.
.
.
|
.
.
.
.
131
.
.
.
.
|
.
.
.
.
141
.
.
.
.
|
.
.
.
.
151
.
.
.
.
|
.
.
.
.
161
.
.
.
.
|
.
.
.
.
171
.
.
.
.
|
.
.
.
.
181
.
.
.
.
|
.
.
.
.
191
.
.
.
.
|
.
.
.
.
201
.
.
.
.
|
.
.
.
.
211
.
.
.
.
|
.
.
.
.
221
.
.
.
.
|
.
.
.
.
231
.
.
.
.
|
.
.
.
.
241
.
.
.
.
|
.
.
.
.
251
.
.
.
.
|
.
.
.
.
261
.
.
.
.
|
.
.
.
.
271
.
.
.
.
|
.
.
.
.
281
.
.
.
.
|
.
.
.
.
291
.
.
.
.
|
.
.
.
.
301
.
.
.
.
|
.
.
.
.
311
.
.
.
.
|
.
.
.
.
321
.
.
.
.
|
.
.
.
.
331
.
.
.
.
|
.
.
.
.
341
.
.
.
.
|
.
.
.
.
351
.
.
.
.
|
.
.
.
.
361
.
.
.
.
|
.
.
.
.
371
.
.
.
.
|
.
.
.
.
381
.
.
.
.
|
.
.
.
.
391
.
.
.
.
|
.
.
.
.
401
.
.
.
.
|
.
.
.
.
411
.
.
.
.
|
.
.
.
420
Copyright (C) 2003-2026
National Institute of Informatics
and
The Toyo Bunko. All Rights Reserved.