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0048 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 48 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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(*Trip.*, XIV, 10, p. 18 v°.)

Interrogée par Çakra Devendra sur la cause de sa félicité, une
devî répond que, dans une existence antérieure, elle était une
jeune fille qui était allée cueillir des fleurs d'açoka lorsqu'elle
rencontra le Bouddha et répandit sur lui ces fleurs (1).

(*Trip.*, XIV, 10, pp. 18 v°-19 r°.)

Le roi Bimbisâra, qui était un adorateur du Buddha, avait
fait ériger dans son palais un stûpa abritant des cheveux du
Buddha, afin que les femmes de son harem pussent faire des
offrandes à ce stûpa. Après la mort de Bimbisâra, Ajâtaçatru,
obéissant aux conseils pervers de Devadatta, interdit de faire
des offrandes au stûpa ; une femme du harem nommée *Chô-li-
fou-mo-li* désobéit à cet ordre ; elle mise à mort sur l'ordre
d'Ajâtaçatru, mais elle renaît parmi les devas Trayastriṃças ;
elle raconte alors à Çakra Devendra pourquoi elle a obtenu un
tel bonheur.

(*Trip.*, XVI, 10, p. 19 r°.)

Un notable de Çrâvastî avait fait construire un stûpa et un
temple ; à cause de cette bonne œuvre, il renaît parmi les
devas Trayastriṃças. Sa femme, restée veuve, continue à entre-
tenir le stûpa et le temple. Le deva, qui fut son mari, lui
apparaît et lui révèle qui il est ; il ne peut plus avoir de rap-
ports charnels avec elle parce qu'elle est femme et impure, mais
il l'engage à persévérer dans ses œuvres pies, car, à sa mort, elle
renaîtra comme devî et s'unira de nouveau à lui. C'est en effet
ce qui arrive.