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0057 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 57 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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trimças, et, pour obtenir ce privilège, il se propose de faire une
offrande de nourriture à une assemblée de religieux, ce qui lui
coûtera trente onces d'or. Il loue donc ses services à un riche
notable pour le prix de trente onces d'or qui devront lui être
payés au bout de trois ans.

Le terme étant arrivé, il prépare un grand banquet, à la magni-
ficence duquel son maître contribue spontanément, puis il invite
les religieux ; mais il se trouve que ceux-ci viennent de recevoir
de diverses autres personnes des mets et des boissons en abon-
dance; ils n'ont donc plus faim, et, quand ils viennent au banquet,
ils prient le jeune homme de leur donner très peu à manger. Le
jeune homme se désole, car il craint que sa bonne action reste sans
résultats. Le Buddha le rassure en lui disant qu'il sera récompensé.
Sur ces entrefaites arrivent cinq cents marchands qui, au retour
d'une expédition sur mer où ils se sont enrichis, demandent à
manger sans que personne dans la ville puisse les nourrir; on les
envoie chez le jeune homme qui leur offre le banquet préparé
pour les religieux. Reconnaissants envers lui, les cinq cents
marchands lui donnent chacun une perle de grand prix. Le jeune
homme hésite à accepter ces richesses, mais le Buddha lui dit
qu'il peut les prendre sans diminuer en rien la récompense à
laquelle il aura droit dans une vie future. Le notable marie sa
fille au jeune homme qui devient fort riche et qui reçoit aussi des
dons considérables du roi Prasenajit.


N° 403.

(Trip., XIV, 10, p. 24 r°.)

Autrefois, quand le Buddha était dans ce monde, il y
avait cinq frères brahmanes; le premier se nommait Ye-
chö (Yaças); le second se nommait Wou-keou (sans souil-
lure = Vimala ?); le troisième se nommait Kiao-fan-po-t'i
Gavâmpati); le quatrième se nommait Sou-l'o-yi (Sudâyi?).
Ces quatre aînés étaient entrés dans les montagnes pour y