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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0061 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 61 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

avec ce vêtement ; elle le leur offrit en commençant par le
sthavira, mais aucun d'eux n'osa l'accepter ; quand le tour
de Mi-le (Maitreya), fut venu, celui-ci accepta le vêtement ;
puis, s'en étant revêtu, il entra dans la ville pour mendier.
Le corps de Mi-le (Maitreya) présentait les trente-deux
marques distinctives et avait la couleur de l'or qui donne
la marque rouge quand on le frotte. Quand il fut arrivé
dans la ville, la multitude s'empressa pour le voir mais
personne ne lui donna rien. Or, il y avait un homme qui
était de son métier perceur de perles ; quand il vit que
personne ne donnait rien à Mi-le (Maitreya), il vint s'age-
nouiller devant lui et l'invita ; il l'amena dans sa maison
et lui donna à manger. Quand Mi-le (Maitreya) eut fini de
manger, le perceur de perles s'assit sur un petit banc
devant Mi-le (Maitreya) et lui exprima son désir d'entendre
la Loi. Mi-le (Maitreya), qui possédait les quatre forces
d'éloquence (pratibhāna), se mit à lui expliquer de toutes
sortes de façons la Loi merveilleuse, et le perceur de perles,
dans son désir d'entendre et sa joie d'écouter, ne se las-
sait point de rester là. Or, auparavant, un notable qui
allait marier sa fille, avait loué les services de ce perceur
de perles pour percer une perle précieuse et lui avait donné
cent mille pièces de monnaie ; en ce moment, le père de
la fille qu'on allait marier envoya un messager réclamer
sa perle ; mais le perceur de perles, qui se plaisait inten-
sément à écouter la Loi, n'avait pas le temps de percer cette
perle et répondit qu'on attendît encore quelque peu ; au
bout d'un moment, on vint faire une nouvelle réclama-
tion et cela se passa par trois fois sans qu'on pût obtenir
la perle. Alors ce notable se fâcha et vint reprendre sa
perle avec l'argent qu'il avait donné. La femme du per-
ceur de perles dit avec colère à son mari : « Vous n'aviez
rien d'autre à faire ; en un instant vous auriez percé cette
perle et vous auriez gagné cent mille pièces de monnaie :
à quoi vous sert d'écouter les belles paroles de ce reli-