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0062 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 62 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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gieux ? » En entendant ces reproches, le perceur de perles
en eut un vif chagrin. Mais Mi-le (Maitreya), qui le savait
attristé, lui demanda : « Pouvez-vous m'accompagner jus-
qu'au temple ? » L'autre répondit qu'il le pouvait et il
vint donc à la suite de Mi-le (Maitreya) dans la résidence
des moines. Mi-le demanda alors au sthavira : « Vaut-il
mieux pour un homme obtenir la somme totale de cent
mille livres d'or ou écouter avec joie l'explication de la
Loi ? » Kiao-tch'en-jou (Kaundinya) répondit : « L'avan-
tage qu'un homme aurait en obtenant cent mille livres d'or
ne vaudrait pas celui qu'il aurait s'il donnait un seul bol
de nourriture à un observateur des défenses ; plus consi-
dérable encore des centaines, des milliers et des myriades
de fois serait donc l'avantage qu'il aurait s'il pouvait, d'un
cœur croyant, écouter pendant un moment la Loi. » Puis
Mi-le interrogea le second sthavira qui répondit : « L'avan-
tage qu'un homme aurait en obtenant cent mille chars
pleins d'or ne vaudrait pas celui qu'il aurait s'il donnait
un seul bol de nourriture à un observateur des défenses.
Combien plus considérable encore sera l'avantage qu'il
aura s'il passe un certain temps à écouter la Loi et à y
prendre plaisir ! » Mi-le interrogea encore le troisième
sthavira qui répondit : « L'avantage qu'un homme au-
rait en obtenant cent mille maisons pleines d'or ne vau-
drait pas celui qu'il aurait en donnant un seul bol de nour-
riture à un observateur des défenses. Combien plus
considérable sera l'avantage qu'il aura s'il écoute la Loi ! »
Mi-le interrogea ensuite le quatrième sthavira qui répon-
dit : « L'avantage qu'un homme aurait en obtenant cent
mille royaumes remplis d'or ne vaudrait pas celui qu'il
aurait s'il donnait un seul bol de nourriture à un obser-
vateur des défenses. Plus considérable des centaines, des
milliers et des myriades de fois sera donc l'avantage qu'il
aura s'il écoute la Loi. » Lorsque ce fut le tour d'A-na-lu
(Aniruddha) de répondre, il dit : « L'avantage qu'un homme