国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0063 |
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
| 五百の物語と寓話 : vol.3 |
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OCR読み取り結果
aurait s'il obtenait les quatre parties du monde pleines
d'or ne vaudrait pas celui qu'il aurait s'il donnait un seul
bol de nourriture à un observateur des défenses. Combien
plus considérable sera l'avantage qu'il aura s'il écoute la
Loi ! » Mi-le (Maitreya) répliqua : « O Vénérable, pour-
quoi dites-vous que le fait de donner un seul bol de nour-
riture à un bhikṣu vaut plus que la possession des quatre
parties du monde pleines d'or ? »
Le Vénérable répondit : « Je vous prouverai que cela
est exact par mon propre exemple. Je me souviens qu'au-
trefois, il y a de cela neuf millions de kalpas, il y avait un
notable et ses deux fils ; l'un de ceux-ci se nommait Li-
tch'a (Riṣṭa) ; l'autre se nommait A-li-tch'a (Ariṣṭa) ; ce
notable leur disait constamment : « Ce qui est élevé
s'affaissera ; ce qui est permanent prendra fin ; ce qui vit
mourra ; ce qui est uni se désagrégera. » Le notable
devint malade et, quand il fut près de trépasser, il fit cette
recommandation à ses fils : « Ayez soin de ne pas vous
séparer. Pour prendre une comparaison, une seule fibre
ne peut pas attacher un éléphant ; mais si on réunit en-
semble un grand nombre de fibres, un éléphant ne pourra
pas les rompre. De même les frères, quand ils sont unis,
sont comme plusieurs fibres ensemble. » Après que le
notable eut fait ses recommandations à ses fils, il rendit le
dernier soupir et mourut.
A cause des ordres de leur père, les deux frères vécu-
rent ensemble en se témoignant l'un à l'autre beaucoup
de déférence et d'affection. Mais, par la suite, le frère ca-
det se maria et n'eut plus guère de quoi vivre. Sa femme
lui dit : « Vous êtes comme l'esclave de votre frère. En
effet, les richesses en suffisance pour jouer le rôle de
maître de maison, c'est votre aîné qui en dispose. Quant
à vous, vous n'avez que juste de quoi vous vêtir et vous
nourrir. Si ce n'est pas là la condition d'un esclave, qu'est-
ce donc ? » Elle lui tenait souvent ce langage. Le mari et
III. 4
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