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0072 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 72 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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j'ai désiré voir le Buddha, car je souhaitais entendre la Loi.
Auparavant déjà, lorsque le Buddha était dans le royaume
de Chô-wei (Çrâvastî) et était entré dans le samâdhi de
l'éclat de feu, il y eut une servante de P'i-cha-men (Vaiçra-
maṇa) nommée Pou-chô-pa-ti (Bhujavati) (1), qui était
tournée les mains jointes vers le Buddha. Je dis alors à
cette servante de P'i-cha-men (Vaiçramaṇa) : « Le Buddha
est maintenant en contemplation ; je n'ose pas le déranger.
Adorez de ma part les pieds de l'Honoré du monde et
dites-lui que je lui demande de ses nouvelles. » Cette
fille, répétant mes paroles, vous adora et demanda de vos
nouvelles. »
Le Buddha dit au souverain Çakra : « En ce temps, j'en-
tendis le son de vos voix, et, peu de temps après, je sortis
de contemplation. »
Le souverain Çakra dit au Buddha : « D'après ce que j'ai
entendu dire à des personnes expérimentées (2), lorsque
le Tathâgata, l'Arhat, le Samyaksambuddha apparaît dans
le monde, la foule des devas augmente et celle des asuras
diminue. Or aujourd'hui quelqu'un qui m'est apparenté est
né comme deva ; la foule des devas s'est augmentée et celle
des asuras a diminué. J'ai vu maintenant que les disciples
du Buddha qui ont obtenu de naître en qualité de deva l'em-
portent en trois choses sur les autres devas : leur longévité
est supérieure, leur éclat est supérieur, leur nom est supé-
rieur. Voici maintenant en effet qu'une fille des Çâkyas Kiu-