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0078 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 78 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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Le souverain Çakra dit : « Il en est bien ainsi, ô deva
entre les devas. Maintenant que j'ai entendu cette
explication, le filet du doute est enlevé ; la mesure dans
laquelle les bhikṣus peuvent pratiquer le chemin correct à
huit branches, c'est en vérité par ces trois moyens qu'on
l'augmente. Maintenant que j'ai entendu cela, je m'en
réjouis. »
Le souverain Çakra demanda encore : « Si les bhikṣus
veulent détruire le jeu des combinaisons, quels procédés
doivent-ils étudier ? »
Le Buddha dit : « Il leur faut étudier trois procédés : ils
doivent étudier comment on augmente et on porte au
plus haut degré le cœur qui obéit aux défenses ; ils doi-
vent étudier comment on augmente et on porte au plus
haut degré le cœur qui se livre à la méditation ; ils doivent
étudier comment on augmente et on porte au plus haut
degré le cœur qui est plein de sagesse. »
Quand Çakra eut entendu cette réponse, il dit : « Il en
est bien ainsi, ô deva entre les devas. Maintenant que j'ai
entendu cette explication, le filet du doute a pu être
enlevé et j'ai des transports de joie. Je demanderai encore
une autre explication : si on veut abolir le jeu des com-
binaisons, quelles sont les choses (artha) qu'il faut expli-
quer (1) ? J'écoute. »
Le Buddha dit : « Il faut expliquer six choses : la pre-
mière est l'œil qui perçoit les couleurs ; la seconde est
l'oreille qui perçoit les sons ; la troisième est le nez qui
perçoit les parfums ; la quatrième est la langue qui perçoit
les saveurs ; la cinquième est le corps qui perçoit le doux
et le poli ; la sixième est la pensée qui perçoit toutes les
lois. »
Quand le souverain Çakra eut entendu cette réponse il
dit : « Il en est bien ainsi, ô deva entre les devas. Mainte-