National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
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personnes qui composent la suite de chacun de ces trois person-
nages, obtiennent la sagesse. Pour expliquer ce merveilleux ré-
sultat, le Buddha raconte un avadâna : Autrefois de nombreux
marchands s'étaient vus entourés par un serpent monstrueux
qui ne leur laissait aucun moyen d'échapper. Pour les délivrer,
un lion monte sur un éléphant blanc et attaque le serpent dont
il brise le crâne ; mais le lion et l'éléphant meurent tous deux
pour avoir été atteints par l'haleine empoisonnée du serpent.
Avant de mourir, le lion souhaite devenir Buddha pour sauver
tous les hommes ; les marchands à leur tour souhaitent d'être
ceux qui assisteront à la première assemblée tenue par ce Bud-
dha futur. Le lion, c'est le Buddha ; l'éléphant blanc, c'est Çâri-
putra ; les chefs des marchands ne sont autres que Kauṇḍinya,
Çakra Devendra et le roi Bimbisâra ; les marchands sont les
devas et les hommes qui ont présentement obtenu la sagesse.
(Trip., XIV, 10, p. 27 v°.)
Le Buddha se trouvait dans le jardin des Çâkyas ; il y avait
alors dans la ville de Tch'ô-l'eou (char-tête) un homme de la race
des Çâkyas, nommé Tch'a-mo, qui avait une fois absolue dans
les trois Refuges et dans les quatre vérités saintes ; comme il
souffrait d'une maladie des yeux, il invoqua, pour être guéri,
l'Honoré du monde. Celui-ci prononça en sa faveur le sûtra de
la vue nette (tsing yen sieou to lo, çuddhanetra sûtra ?) et chargea
Ânanda de se servir de la formule magique contenue dans ce
sûtra pour rendre nette la vue de Tch'a-mo. Par la suite, dans
tous les cas de maladie d'yeux, on n'eut plus qu'à employer
cette formule magique en remplaçant le nom de Tch'a-mo par
celui de la personne qu'on voulait guérir.
(Trip., XIV, 10, p. 28 r°.)
Discours du Buddha sur les sept libéralités qui peuvent être
pratiquées sans avoir à faire aucune dépense. La première est la
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