National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0099 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 99 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000294
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

(Trip., XIV, 10, p. 32 rº-vº) (1).

Dans le royaume des Yue-tche il y a un roi nommé Tchan-tan
Ki-ni-tch'a (Kaniska) ; il entend parler de l'arhat Tche-ye-to du
royaume de Ki-pin (Cachemir) et va lui rendre visite ; Tche-ye-
to refuse de sortir pour aller à sa rencontre ; le roi, saisi de vé-
nération pour lui, se prosterne devant lui, et même, d'un mou-
vement spontané, il présente le crachoir à l'arhat au moment
où celui-ci a envie de cracher. L'arhat prononce cette parole
énigmatique : « Quand le roi est venu, sa voie était bonne ;
quand il partira, il en sera comme lorsqu'il est venu. » Le roi
reprend le chemin du retour ; les gens de sa suite se plai-
gnent que ce voyage n'ait été d'aucun profit ; le roi leur ré-
pond en leur expliquant la parole de Tche-ye-to ; cette parole
signifie que, si le roi jouit aujourd'hui de sa haute dignité, c'est
parce que, dans des existences antérieures, il a fait des bonnes
œuvres ; maintenant, il continue à accomplir des actions excel-
lentes et c'est pourquoi, quand il partira de cette existence, il se
sera assuré, comme au temps où il y est venu, des félicités im-
portantes pour ses vies à venir.

(Trip., XIV, p. 32 vº) (2).

Le roi des Yue tche, nommé Tchan-tan Ki-ni-tch'a (Kaniska),
a auprès de lui trois hommes sages qui sont Ma-ming-p'ou-sa
(Asvaghosa Bodhisattva), le grand ministre Mo-tch'a-lo (Mā-
thara) et l'illustre médecin Tchö-lo-kia (Çaraka). En suivant les
avis du médecin, il échappe à toute maladie ; en se confor-
mant aux conseils du ministre, il soumet à son autorité trois des
quatre régions du monde ; mais, quand il veut conquérir la ré-
gion orientale et franchir les Ts'ong-ling (Pamirs), ses éléphants
et ses chevaux refusent d'avancer ; il reproche à ses chevaux