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0100 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 100 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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leur conduite en leur rappelant les campagnes glorieuses qu'il
a faites précédemment avec eux pour triompher de trois régions
du monde ; mais il a violé, en parlant ainsi, son engagement de
ne point divulguer les conseils secrets qu'il avait reçus de son
ministre ; aussi sa destinée est-elle près de toucher à sa fin.
Comprenant que sa mort est proche, il multiplie les bonnes
œuvres. Ses courtisans murmurent entre eux en disant qu'il ne
pourra tirer aucun profit de tels actes qui ne peuvent compenser
ses fautes antérieures. Pour le réduire au silence, le roi jette
son anneau d'or dans une marmite pleine d'eau bouillante et
leur demande par quel moyen ils pourront retirer l'anneau : « Ce
sera, disent-ils, en arrêtant le feu qui brûle sous la marmite et
en jetant de l'eau froide au-dessus de la marmite ; alors on
pourra retirer l'anneau sans se blesser les mains. » Le roi réplique
que ses mauvaises actions antérieures sont comme la marmite
d'eau bouillante, mais que, par la repentance et par les bonnes
œuvres, il éteint l'ardeur du feu, supprime les trois voies mau-
vaises et obtient la condition d'homme ou de deva.


(Trip., XIV, 10, p. 33 rº-vº.)


Un ministre du royaume de Kiu-che-mi et sa femme sont fort
mal disposés à l'égard du Buddha. Le mari dit à sa femme de
fermer la porte au çramana Gautama s'il veut entrer dans la
maison. Mais soudain le Buddha apparaît au milieu de la
chambre, tandis que la femme est seule, et il reproche à celle-
ci l'égarement dont elle et son mari font preuve. De rage, la
femme arrache ses colliers, se revêt d'un vêtement souillé et
s'assied sur le sol. Son mari la trouve dans cet état et promet
de se venger. Le lendemain, quand le Buddha apparaît de nou-
veau, il cherche en effet à le frapper avec son épée ; mais il ne
peut le toucher et le voit s'élever devant lui dans les airs. Il
reconnaît alors ses fautes ; le Buddha lui explique la Loi ; lui
et sa femme deviennent srotâpannas. Il en a été de même autre-
fois : dans le royaume de Kâçî, le roi Ngo-cheou (Durlabha) s'en-