National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 |
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autrement violents qui sont l'avidité, la colère et l'égarement.
Le conseiller et sa femme conçoivent alors une foi sincère ; le
Buddha leur explique la Loi et ils deviennent srotâpannas. — Il
en a été de même autrefois (1) : dans le royaume de Kâçî, il y
avait un sage ministre nommé Pi-l'ou-hi (Vidhura) ; un roi-
dragon nommé Ming-siang entend ses enseignements et espace
ses rapports sexuels avec sa femme. Celle-ci souhaite avoir le
cœur de Pi-l'ou-hi pour l'offrir en sacrifice au feu, et son sang
pour le boire. Un yakṣa entreprend de lui donner satisfac-
tion ; il se déguise en marchand de perles et offre au roi de Kâci
de jouer une perle qui fait se réaliser les désirs contre un enjeu
dont le conseiller Pi-l'ou-hi sera la partie essentielle. Le yakṣa
gagne et emmène Pi-l'ou-hi ; mais Pi-l'ou-hi lui fait observer que
son cœur et son sang sont identiques à ceux d'un autre homme
quelconque et n'ont de valeur que par la sagesse et la bonne doc-
trine qu'ils renferment ; il convertit le yakṣa ainsi que le roi-dra-
gon et la femme de ce dernier.
(Trip. XIV, 10, p. 35 v°.)
Le Buddha ayant triomphé à Çrâvastî des six maîtres héréti-
ques, cinq cents Nirgranthas désespérés projettent de se faire
périr par le feu afin d'aller promptement dans une autre vie.
Mais le Buddha empêche le feu de prendre au bûcher qu'ils ont
préparé. Le Buddha étant entré dans le samâdhi de feu, les Nir-
granthas croient trouver la fournaise dont ils ont besoin et s'y
précipitent ; mais ils ne rencontrent que fraîcheur au milieu des
flammes et, mis en présence du Buddha, ils se convertissent ; le
Buddha leur dit : « Soyez les bienvenus, ô bhiksus » ; aussi-
tôt leur barbe et leur chevelure tombent et le vêtement religieux
couvre leur corps ; ils deviennent arhats. — Il en a été de même
autrefois (2) : cinq cents marchands avaient été sur mer pour re-
cueillir des joyaux ; ils en surchargent leur bateau ; leur chef
nommé Pi-chô-k'ie (Viçâkha) les exhorte à en abandonner une
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