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0116 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 116 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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sauvages ; leur roi se nommait Lai-tch'a (Râṣtra) ; son ministre
se nommait Sou-mo (Soma). Le roi des oies est pris par un chas-
seur ; les cinq cents oies s'enfuient aussitôt en volant ; seul
Sou-mo reste auprès de lui. Sou-mo propose au chasseur de le
prendre au lieu du roi des oies ; le chasseur refuse et apporte
le roi des oies au roi Fan-mo-yao (Brahmayus). Le roi des oies
émerveille le roi des hommes par ses discours sur l'imperma-
nence, la décadence, la maladie et la mort ; quant à Sou-mo, il
refuse avec modestie de prendre part à l'entretien, et se montre
par là aussi sage qu'il avait été dévoué.

N° 411.

(Trip., XIV, 10, pp. 36 vº-38 rº.)

Kia-tchan-yen (Kâtyâyana) explique au roi Ngo-cheng
(Caṇḍa) ses huit rêves.

Autrefois le Ngo-cheng (Caṇḍa, surnom de Pradyota, roi
d'Ujjayinî) tenait une conduite perverse et cruelle ; il
n'avait aucun sentiment de compassion ; les hérésies étaient
alors florissantes. Or le Tathâgata grand Compatissant
(Mahâkaruna) envoya ses disciples en tous lieux pour con-
vertir les divers royaumes. Kia-tchan-yen (Kâtyâyana) était
issu de la caste des brahmanes du royaume du roi Ngo-
cheng ; c'est donc lui que le Buddha chargea de retourner
dans ce royaume pour en convertir le roi ainsi que tous les
habitants.
Quand le vénérable Kia-tchan-yen eut reçu les instruc-
tions du Buddha, il retourna dans son pays d'origine ; en
ce temps, le roi Ngo-cheng n'avait pas vu ce qui est droit
et vrai et il favorisait les doctrines hérétiques ; c'était une
règle constante pour lui de ne voir personne au commen-
cement de la matinée et d'aller d'abord se prosterner de-