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0141 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 141 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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(Trip., XIV, 10, p. 41 r°.)

Une femme très croyante demande à un vieux bhikṣu de lui
expliquer la Loi ; le bhikṣu, qui s'en sait incapable, s'esquive en
profitant de ce que la femme a fermé les yeux pour le mieux
entendre ; quoique n'entendant rien, la femme reste attentive,
et, par la force de sa méditation, elle obtient le premier fruit de
la sainteté. Elle en exprime plus tard ses remerciements au
vieux bhikṣu qui se sent couvert de confusion.


N° 420.

(Trip., XIV, 10, pp. 41 r°-42 r°.)

Histoire du roi Yeou-l'o-sien (Udasena).

Autrefois, le roi Yeou-l'o-sien (Udasena) demeurait
dans la ville de Lou-lieou (Roruka) ; il était intelligent et
perspicace et possédait une grande sagesse. Sa première
épouse se nommait Yeou-siang (Lakṣaṇavati) ; elle avait
une beauté merveilleuse et en même temps elle agissait
avec vertu ; le roi l'aimait et l'estimait fort et il avait pour
elle une affection extrême. C'était la règle en ce pays que
le roi ne jouât pas lui-même du luth (viṇā) ; cependant,
cette épouse ayant confiance dans l'affection qu'elle inspi-
rait, dit au roi : « Je désire que vous me jouiez du luth ;
quant à moi, je danserai pour vous être agréable. » Le roi
ne put résister à son désir ; il prit le luth et joua ; sa
femme leva alors les mains et se mit à danser. Le roi était
fort versé dans l'art de discerner les pronostics ; quand il
vit sa femme danser, il remarqua sur elle des pronostics
de mort ; il lâcha aussitôt le luth et, plein de chagrin,