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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0145 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 145 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

vous nuire. Mais maintenant on m'a chargé de venir vous
tuer ; si je ne vous fais pas périr, c'est certainement moi
qu'on punira de mort. » Le vieux roi répondit : « Si je suis
venu présentement, c'était dans le désir de convertir votre
roi. Comment pourrais-je tenir à ma personne au point de
causer votre condamnation à mort ? » Alors il allongea
son cou jusqu'à ce qu'il fût long de plus de cent pieds,
puis il dit au çandâla : « Coupez-le comme il vous plaira. »
Aussitôt le çandâla le frappa avec un glaive de toutes ses
forces, mais la lame ne put lui faire aucune blessure. Le
vieux roi, ému de compassion, prêta alors au çandâla une
force surnaturelle, puis il lui dit : « Vous irez de ma part
dire ceci à votre roi : Maintenant vous avez tué votre père,
et, en outre vous avez fait périr un arhat ; pour avoir com-
mis ces deux crimes, vous aurez fort à vous repentir, car
vous aurez ainsi accompli une faute qui se transmettra
(d'existence en existence). » Après que le çandâla eut reçu
ces instructions, il leva son glaive pour frapper de nouveau
et il coupa la tête du vieux roi ; puis il la rapporta dans le
royaume.

Quand le roi Wang-kiun vit la tête de son père dont le
teint n'était point altéré, il comprit que son père avait
obtenu la sagesse et ne convoitait point la dignité royale ;
des regrets alors lui vinrent ; son cœur fut plein de cha-
grin ; à force de pleurer et de se lamenter, il perdit connais-
sance ; au bout d'un long moment, quand il eut repris con-
naissance, il demanda au çandâla quelles paroles avait pro-
noncées son père ; le çandâla révéla alors au roi ce que le
vieux roi lui avait ordonné de dire : « Vous avez tué votre
père, et, en outre vous avez tué un arhat ; pour avoir com-
mis ces deux crimes, vous aurez fort à vous repentir. »
Quand le roi entendit ces paroles, son désespoir redoubla ;
il dit : « Maintenant le roi mon père avait obtenu la sagesse
d'arhat ; comment aurait-il convoité le royaume ? Cependant
on m'a fait tuer mon père. » Or, les ministres calomnia-