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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0149 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 149 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000294
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OCR読み取り結果

terre dont elles se servirent pour couvrir de poussière
les bhikṣus. En raison de ces actes, elles ont toutes reçu
cette rétribution ».

Après avoir ainsi parlé, Kia-tchan-yen, en compagnie
de la devi protectrice (de la ville de Roruka), se rendit
dans la ville de Houa-che (Pāṭaliputra). Depuis l'antiquité,
cette dernière ville et la ville de Lou-lieou (Roruka)
étaient alternativement l'une en prospérité et l'autre en
décadence ; celle-ci ayant été détruite, l'autre devait rede-
venir florissante ; telle était la raison pour laquelle Kia-
tchan-yen et ses compagnons se rendirent dans la ville de
Houa-che.

Le notable Hao-yin-cheng (à la belle voix = Ghoṣila) vint
à la frontière de ce pays et présenta des offrandes au véné-
rable. Ce notable était déjà depuis longtemps opulent ;
quand le vénérable fut entré dans sa maison, ses riches-
ses augmentèrent et devinrent très supérieures à ce
qu'elles étaient auparavant. Après être arrivé dans cette
ville, le vénérable Kia-tchan-yen demanda au Buddha :
« Pour quelle cause ce notable Hao-yin-cheng a-t-il une
belle voix, possède-t-il une opulence illimitée et a-t-il
des richesses qui s'accroissent toujours ? » Le Buddha
lui répondit : « Dans les temps passés il y avait un no-
table qui chaque jour envoyait un homme inviter cinq
cents Pratyeka Buddhas à venir dans sa demeure où
il avait préparé un repas pour eux. Cet homme, qui était
chargé de les inviter, allait toujours accompagné d'un
chien ; un jour, quelque affaire l'empêcha d'aller porter
l'invitation ; le chien, à l'heure habituelle, se rendit seul à
l'endroit où demeuraient les religieux et se mit à aboyer
en se tournant du côté des religieux ; les Pratyeka Bud-
dhas firent alors cette réflexion : « Les laïcs ont beaucoup
d'occupations ; par négligence ils peuvent faire quelque
omission. Ce chien qui est venu aboyer paraît nous avoir
appelés. » Ils se rendirent alors ensemble chez le notable ;