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0151 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / Page 151 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000294
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peut plus se passer de lui. Six ans plus tard, le Buddha revient
dans son ancien royaume en compagnie de douze cent cin-
quante bhiksus qui lui ressemblent exactement ; le jeune
Râhula reconnaît cependant sans aucune hésitation lequel de
tous ces hommes est son père. Le Buddha lui caresse le sommet
de la tête de sa main qui porte le signe merveilleux de la roue ;
il prouve ensuite par des stances que ce geste ne signifie point
qu'il ait conservé aucune affection mondaine.

N° 421.

(Trip., XIV, 10, p. 43 rº-vº.)

Histoire du vieux brahmane qui interrogea des trompeurs.

Tous ceux qui sont fallacieux, fourbes et trompeurs se
donnent des airs de droiture tandis qu'au dedans ils ne
songent qu'à commettre des actions deshonnêtes et per-
fides. C'est pourquoi le sage doit savoir distinguer le vrai
du faux. En voici un exemple : Autrefois, il y avait un
brahmane qui, après être devenu vieux, prit pour épouse
une jeune femme. Cette femme, qui avait de l'aversion
pour son mari parce qu'il était vieux, commettait sans cesse
adultère. Sa passion se manifestant ouvertement, elle en-
gagea son mari à inviter à une réunion plusieurs brahma-
nes jeunes et forts ; mais lui, qui la soupçonnait d'être
vicieuse, ne voulut pas les attirer dans sa maison. Alors
cette jeune femme imagina des stratagèmes de toutes
sortes pour l'induire en erreur. Le fils de l'épouse défunte
de ce vieux brahmane vint à tomber dans le feu ; quoique
cette jeune femme l'eût vu tomber de ses propres yeux,
elle ne le saisit pas pour le retirer. Le vieux brahmane lui
ayant demandé pourquoi elle n'avait pas saisi l'enfant au
moment où il était tombé dans le feu, elle répondit :
« Depuis mon enfance je n'ai jamais approché que de mon