国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0154 Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3
五百の物語と寓話 : vol.3
Cinq Cents Contes et Apologues : vol.3 / 154 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000294
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

sentiments. Placez-vous dans cette autre chambre et cou-
chez-vous là. » Le brahmane fut tout heureux d'apprendre
qu'il se livrait à des pratiques vertueuses et il en conçut
de la joie. Mais, passé minuit, il entendit qu'on faisait de
la musique, qu'on chantait et qu'on dansait; il se leva pour
regarder ; il s'aperçut alors que dans la demeure de ce
religieux hérétique, il y avait un trou souterrain ; une
femme en était sortie pour se livrer au plaisir avec l'hé-
rétique ; quand la femme dansait, l'hérétique jouait du
luth, et quand l'hérétique dansait, c'était la femme qui
jouait du luth. Après avoir vu ce spectacle, le brahmane
fit cette réflexion : « Parmi tous les êtres de ce monde,
qu'il s'agisse d'hommes ou d'animaux, il n'y en a pas un
un seul qui soit digne de foi. » Puis il prononça cette gâthâ :

*Il y a eu celle qui n'avait touché aucun autre homme (que
son mari), — et celui qui rendit le brin d'herbe à son pro-
priétaire, — et le héron qui, pour donner le change, te-
nait une tige d'herbe dans son bec, — et l'hérétique qui
craignait de faire du mal aux insectes ; — de telles paroles
fallacieuses, — il n'en est aucune à laquelle on puisse ajou-
ter foi.*

Or, dans ce royaume, il y avait un notable qui avait chez
lui de grandes richesses et qui possédait toutes sortes
d'objets précieux. Dans la nuit même (dont nous venons
de parler), il fut dépouillé d'une grande quantité de ses
biens. Quand le roi en fut informé, il demanda au notable
qui fréquentait chez lui et avait pu ainsi lui enlever ses
richesses. Le notable répondit au roi : « Je n'ai eu de
rapports avec aucun homme pervers ou suspect ; seul un
brahmane a été constamment en ma compagnie ; mais
c'est un homme qui purifie sa personne et qui conserve
son intégrité ; il ne déroberait rien à qui que ce soit, car
même un brin d'herbe qui était resté attaché à son vête-
ment, il l'a rendu à son propriétaire. En dehors de lui,
aucun autre homme (n'est venu chez moi). » Quand le roi